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Journalistes vs gilets jaunes

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Journalisme gilets jaunes déontologie information
Journalisme - liberté

Les journalistes font l’objet de sévères condamnations au fil des manifestations de gilets jaunes. Que font ceux qui les critiquent ?

Des quidams armés de leur téléphone portable s’improvisent journalistes.

Il serait bon de rappeler la déontologie du métier.

Il ne suffit pas de montrer une image ou une vidéo pour se proclamer journaliste ; c’est quand même plus compliqué. Le journaliste doit répondre à une question « Quoi de neuf et d’intéressant qui va éclairer le lecteur ou le téléspectateur ? »

Le journaliste ne donne pas son opinion ; il donne les informations claires pour que chacun se fasse son opinion, pour clarifier le débat.

 

Le code de déontologie du journalisme remonte à 1918. Ce code fut révisé en janvier 1938.

Il apparaissait nécessaire de mettre à jour ce code ; ce fut fait en 1971.

Voici la « Déclaration des devoirs et des droits des journalistes », plus complète et mieux adaptée aux nouvelles exigences de la profession.

 

Déclaration des devoirs

et des droits des journalistes

 

Préambule

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain.

De ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

La responsabilitédes journalistes vis-à-vis du public prime sur toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulés ici.

 

Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrè­tes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la déclaration qui suit :

 

Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste dans la recherche, la rédac­tion et le commentaire des événements, sont :

1. respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité ;

2. défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ;

3. publier seulement les informations dont l’origine est connueou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;

4. ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;

5. s’obliger à respecter la vie privée des personnes ;

6.rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;

7. garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;

8.s’interdire le plagiat, la calomnie,la diffamation, les accusa­tions sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information ;

9. ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publi­citaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;

10. refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.     

Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

 

Déclaration des droits

1. Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par excep­tion en vertu de motifs clairement exprimés.

2. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.

3. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou à sa conscience.

4. L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importantede nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licen­ciement, mutation et promotion de journaliste.

5. En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collecti­ves, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.

Munich, 1971.

 

Robert Capa agence de presse vérité
Robert Capa reporter

Il n’est pas inutile – ici – de rappeler

L’article 19 des Droits de l’Homme :

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Le journaliste révèle la vérité en refusant toute pressionqui viserait à modifier l’information. C’est tout simplement son devoir.

Le secret des affaires n’est pas opposable au journaliste.

Dans le respect des droits et devoirs énoncés dans la charte, le journaliste livre la vérité due au peuple.

 

Il est du devoir de chacun d’entre nous de défendre les journalistes soucieux de travailler dans le respect de la déontologie dictée par leur métier.

Sur les réseaux, les images chocs tuent le cœur de métier de journaliste. Prenons conscience de cette réalité et réagissons sainement.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« L’homme est de glace à la vérité

Il est de feu pour les mensonges. »

Jean de La Fontaine

 

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Nicolas Hulot protège les couleuvres

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Couleuvre : petit serpent peu offensif ; à protéger car elle élimine certains prédateurs de nos jardins.

 

Qui dit protection de la faune dit écologie.

Qui dit écologie dit Nicolas Hulot.

On chuchote dans les milieux autorisés que l’ancien ministre n’est plus vraiment partisan de la défense des couleuvres. Ou plutôt si, mais des espèces de petite taille.

Oui, elles sont plus faciles à avaler !

 

« Les couleuvres, vous trouvez qu’elles ont bon goût, non ? Comme quoi, les goûts et les couleuvres… »

Du XVe au XVIIe, les mots couleuvre et couleur se confondaient dans certains usages. Le mot couleuvre pouvait désigner une insinuation perfide. D’où l’expression« avaler des couleuvres ».

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

« Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. »

Nicolas Hulot a perdu son portefeuille ; si jamais vous en retrouviez un pour l’inventeur d’Ushuaia, prière de le rapporter au Premier ministre.

 

 

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Droits et devoirs des journalistes

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le code de déontologie du journalisme remonte à 1918.

Ce code fut révisé en janvier 1938.

Il apparaissait nécessaire de mettre à jour ce code ; ce fut fait en 1971.

Voici la «Déclaration des devoirs et des droits des journalistes», plus complète et mieux adaptée aux nouvelles exigences de la profession.

 

Déclaration des devoirs

et des droits des journalistes

 

Préambule

Le droit à l'information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain.

De ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l'ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

La responsabilitédes journalistes vis-à-vis du public prime sur toute autre responsabilité, en particulier à l'égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

La mission d'information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s'imposent spontanément. Tel est l'objet de la déclaration des devoirs formulés ici.

 

Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l'exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrè­tes de l'indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l'objet de la déclaration des droits qui suit :

 

 

Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste dans la recherche, la rédac­tion et le commentaire des événements, sont :

1. respecter la vérité, quelles qu'en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité ;

2. défendre la liberté de l'information, du commentaire et de la critique;

3. publier seulement les informations dont l'origine est connueou les accompagner, si c'est nécessaire, des réserves qui s'imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;

4. ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;

5. s'obliger à respecter la vie privée des personnes ;

6.rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;

7. garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;

8.s'interdire le plagiat, la calomnie,la diffamation, les accusa­tions sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d'une information ; 

9. ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publi­citaire ou du propagandiste ; n'accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;

10. refuser toute pression et n'accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.     

Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d'observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n'accepte, en matière d'honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l'exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

 

Déclaration des droits

1. Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d'information et le droit d'enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par excep­tion en vertu de motifs clairement exprimés.

2. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu'elle est déterminée par écrit dans son contrat d'engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.

3. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou à sa conscience.

4. L'équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importantede nature à affecter la vie de l'entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licen­ciement, mutation et promotion de journaliste.

5. En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collecti­ves, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu'une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.

Munich, 1971.

 

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Il n’est pas inutile – ici – de rappeler 

l’article 19 des Droits de l’Homme :

« Tout individu a droità la liberté d'opinionet d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pourses opinions et celuide chercher, de recevoir et de répandre,sans considérationsde frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expressionque ce soit. »

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Le journaliste révèle la vérité en refusant toute pression qui viserait à modifier l’information. C’est tout simplement son devoir.

Le secret des affaires n’est pas opposable au journaliste.

Dans le respect des droits et devoirs énoncés dans la charte, le journaliste livre la vérité due au peuple. 

 

Il est du devoir de chacun d’entre nous de défendre les journalistes soucieux de travailler dans le respect de la déontologie dictée par leur métier.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

« L’homme est de glace à la vérité

Il est de feu pour les mensonges. »

Jean de La Fontaine

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Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

A entendre certains propos, il n’est pas inutile de rappeler les termes de la loi de 1905. 

Les articles ci-après nous rappellent que l’État n’a pas à intervenir dans les affaires de l’Église, et réciproquement.

 

Article 1

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

 

Article 2 

La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes.

Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3.

 

Article 28

Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.

 

Article 31

Sont punis de la peine d'amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe et d'un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l'une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d'exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l'auront déterminé à exercer ou à s'abstenir d'exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d'une association cultuelle, à contribuer ou à s'abstenir de contribuer aux frais d'un culte.

 

  • Le président de la République,

Émile LOUBET

· Le président du conseil, ministre des affaires étrangères,

ROUVIER

· Le ministre de l'instruction publique, des beaux-arts et des cultes,

Bienvenu MARTIN

· Le ministre de l'intérieur,

F. DUBIEF

· Le ministre des finances,

P. MERLOU

· Le ministre des colonies,

CLEMENTEL.

 

Nous devons sans cesse rappeler ce principe de séparation des Églises et de l’État. Pour certains, la frontière est par trop poreuse. 

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son. »

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