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debat

Samuel Paty, trop pédagogue ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Pourquoi est-il mort ?

Parce qu’il a consacré une heure de cours à la liberté d’expression à ses élèves de quatrième. Il cherchait à faire réfléchir les jeunes de sa classe sur le thème - parfois controversé - de la publication de dessins satiriques dans la presse.

 

Que s’est-il réellement passé durant le cours ? Les enquêteurs réunissent des informations, inutile d’échafauder des hypothèses, nous n’étions pas dans la classe.

 

La volonté d’éduquer

Sur le principe, Samuel Paty souhaitait ouvrir l’esprit des élèves au débat sur des sujets sensibles de notre société. Apprendre la contradiction, c’est s’ouvrir au monde, c’est être en capacité de tenir une conversation en défendant un point de vue.

 

Si chaque citoyen campe sur ses positions en n’admettant aucune idée divergente, la vie en communauté devient impossible. Chacun a le droit d’émettre ses idées, d’exprimer ses sentiments face à une information qui fait débat.

 

L’essentiel - pour avancer -, c’est de construire un argumentaire. Cela s’apprend au fil de la vie, tout jeune et encore bien longtemps après.

 

Mort pour avoir enseigné

L’objectif de Samuel Paty était louable lorsqu’il entreprit une telle tâche. Il savait qu’il s’attaquait à un sujet des plus sensibles. Cependant, il n’imaginait pas mettre sa vie en péril.

 

Liberté, éducation, débat

Que la liberté d’expression soit préservée.

Que les professeurs continuent d’éduquer les enfants en leur apprenant le respect de la différence.

Que le débat constructif anime les femmes et les hommes de ce monde.

 

Un professeur peut très bien expliquer « Mein Kampf » sans pour autant adhérer aux thèses nazies. Bien au contraire, c’est en analysant les idées développées dans le livre que l’on peut faire comprendre où les concepts extrémistes conduisent l’humanité.

 

À nous de saisir toutes les occasions pour faire preuve de pédagogie.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Les beaux esprits se rencontrent. » Voltaire

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Slogans 1968 vs « gilets jaunes »

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

En mai 1968, c’est d’abord la parole de la jeunesse qui a explosé. Les Gilets Jaunes – eux - ont occupé les routes, les ronds-points.
Mai 68 gilets jaunes cohésion sociale racisme
Mai 68 vs GJ

 

Les manifestants de mai 1968 s’exprimaient sur le fond par des slogans ; leur sens donnait à réfléchir sur l’évolution du mode de vie. Sartre parlait d’extension du champ des possibles à Cohn-Bendit.

 

Nous pouvions lire et entendre des formules telles que :

« Assez d’actes, des mots. »

« L’imagination prend le pouvoir. »

« L’action ne doit pas être une réaction, mais une création. »

« Nous sommes en marche ( !!!) : vaincus peut-être, domptés jamais. »

« Après les usines et les facultés, occupons l’opinion publique. »

« Pour mettre en question la société où l’on « vit », il faut d’abord être capable de se mettre en question soi-même. »

« Sois belle et thèse-toi. »

 

Après 3 mois de manifestations des Gilets Jaunes, des paroles de rejet fusent :

« Retourne dans ton pays, salope. »

« Sale Juif, repars en Israël. »

« Sale sioniste de merde. »

« La France, elle est à nous. »

« Je le reconnais, c’est un pd. »

 

Cinquante ans après 68, des groupuscules extrémistes s’infiltrent dans les manifestations pour lancer des slogans injurieux, racistes, homophobes. Et nombre de gilets jaunes refusent de condamner ces comportements pour lesquels nous ne trouvons plus de qualificatifs.

Très inquiétant pour l’avenir et la cohésion de notre pays.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Notre espoir ne peut venir que des sans-espoir. » Sciences Po - 68

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Pourquoi tant de couacs et d’incompréhension ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Il faut bien avouer que l’analyse de l’information à l’heure d’Internet est désastreuse. C’est inquiétant pour l’avenir de notre pays.

Couacs dialogue gouverner GiletsJaunes pouvoir
Couac

 

L’info 50 ans en arrière

En 68, nous écoutions la radio, nous prenions ce qu’elle voulait bien nous donner. Le lendemain, dans le journal, nous lisions les articles relatant les sujets évoqués la veille sur les ondes.

Nous avions le temps de « digérer » l’information. Je me souviens des échanges avec mon père, avec des élèves ; nous poursuivions la discussion sur les points de discorde.

 

L’info tue l’info

Aujourd’hui, des Français se gavent - à saturation - de chaînes d’informations en continu.

Sur leur portable, ils reçoivent des infos, des pseudo-infos, des fausses informations, des insultes, des incitations à la violence. Des propos anarchiques circulent. Les réseaux se transforment en défouloir pour des anonymes.

On voit des gens déboussolés relayer les pires bêtises, les incitations au saccage, les fausses nouvelles. C’est désolant. C’est surtout très grave pour notre démocratie.

 

L’apprentissage du pouvoir

Dans cette tourmente, le gouvernement se rend coupable de couacs qui affaiblissent la crédibilité de l’exécutif. L’info va trop vite alors qu’il faut du temps pour prendre les bonnes décisions, le temps de l’analyse.

Les gilets jaunes critiquent le gouvernement, réclament de l’argent, veulent gouverner tous ensemble. Mais la désignation de leaders reste dans l’impasse.

Mais que constate-t-on au fil des semaines ? Les couacs se multiplient au sein des groupes de gilets jaunes. D’aucuns seraient prêts au dialogue, cette attitude leur vaut la vindicte d’opposants dans leurs propres rangs.

Un gilet jaune évoquait la pression qu’il avait sur lui pour expliquer les couacs. Serait-ce l’apprentissage du pouvoir ? À lire à ce sujet : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/12/la-revolution-une-utopie.html

  • Des politiques font croire que le peuple peut gouverner, décider du sort des Français. Cette méthode est condamnable, elle mène les citoyens les plus naïfs dans le mur. « La foule trahit le peuple ».

 

Manifester, ce n’est pas gouverner

Critiquer, réclamer plus d’argent, défiler, brandir des pancartes, c’est à la portée de tous. Mais se mettre autour d’une table pour confronter des idées, présenter des solutions économiques et politiques, c’est un autre travail. On constate que l’exercice attire peu de candidats. Et oui, il faut des notions d’économies, de gestion et préparer ses dossiers… Quand on traite les gouvernants d’incapable, il faut montrer que l’on est soi-même en capacité d’apporter des solutions.

 

Comment vivre sans dialoguer ?

Chaque jour, nous devons chercher à comprendre, dialoguer, prendre les bonnes informations pour avancer dans nos réflexions. Depuis des années, je partage des moments avec des écrivains, des journalistes, parfois un grand reporter pour apprendre de leur travail. Je rencontre – pour leur venir en aide – des Français en grande difficulté avec notre langue. Ce handicap condamne à la marginalité. C’est par un travail de formation, d’écoute, de partage que nous progresserons.

 

Que tous les Français fassent valoir leurs revendications, oui. Mais autour d’une table ; le temps de construire est maintenant venu.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

https://dicocitations.lemonde.fr/citation_auteur_ajout/93878.php

 

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