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Référendum : à manier avec prudence

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Référendum : procédure qui permet de consulter directement les électeurs sur une question ou un texte. Il peut être de portée nationale ou locale.

 

Sur le fond, un formidable outil démocratique

Le référendum constitue un instrument de "démocratie directe" puisqu’il permet au peuple d’intervenir directement dans la conduite de certains domaines de la politique nationale ou locale. Utilisé à cette fin, le référendum permet de donner la parole aux citoyens. On pourrait n’y voir que des avantages.

 

Répondre à la question posée

Si les électeurs répondent à la question posée, sans autre arrière-pensée, le référendum remplit pleinement son rôle d’expression populaire.

Mais, tout en gardant son objet principal, il peut être détourné et servir de plébiscite ou de vote sanction à l’encontre du pouvoir en place. Et c’est bien là tout le danger du référendum.

 

Comment voteraient les Français ?

Interrogez aujourd’hui nos concitoyens sur un grand sujet de société, par référendum. Qu’adviendra-t-il ? Plus de 30 % des électeurs glisseront un bulletin sanction à l’égard du pouvoir en place.

Inévitablement, la finalité de la procédure de consultation serait dévoyée.

 

En conclusion

De grandes avancées sociétales obtenues par Simone Veil ou Robert Badinter pourraient être remises en cause par un référendum détourné de sa vocation. Ce bel outil démocratique est à manipuler avec les plus grandes précautions.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr – www.cd-lmdp.fr

 

« Un référendum c'est une excitation nationale où on met tout dans le pot. On pose une question, les gens s'en posent d'autres et viennent voter en fonction de raisons qui n'ont plus rien à voir avec la question. », Michel Rocard.

 

 

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Joseph Kessel, hommage sous l’Arc de Triomphe

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Joseph Kessel témoin parmi les hommes le temps de l'espérance
Kessel

L’incipit du « temps de l’espérance » donne le ton :

 

La grisaille du petit matin commence seulement à frotter les rues de sa cendre bleutée. Mais déjà, puissant et monotone comme un bruit d’élément, venu des faubourgs et de la banlieue, des quartiers popu­leux et des quartiers de luxe, monte vers le parcours triomphal le piétinement de la foule en marche.

Ils ne seront pas au premier rang, ceux-là qui, pourtant, se sont levés avant l’aube. D’autres, plus enthousiastes et plus passionnés, gardent leur place depuis la veille.

J’ai vu des vieilles femmes, des enfants, dimanche soir, roulés dans des sacs, dans des couvertures, sur le bord de l’avenue des Champs-Élysées, tandis que Paris allait, vers le cénotaphe, rendre hommage aux morts. Ces gens trouvaient qu’il valait la peine de passer une nuit à la dure, par cette veillée d’allégresse, afin de mieux voir ceux qui en avaient tant passé dans la boue et l’angoisse, au petit poste et dans la sape.

Le ciel brumeux s’éclaircit lentement. Il faut une voûte glorieuse à ce jour glorieux. Et la pâte humaine enfle de plus en plus, déborde les trottoirs, bloque les rues, envahit tout.

C’est comme une nuée immense de visages et de corps ; impossible de distinguer non seulement les individus, mais des blocs même d’individus, C’est une nappe vivante, frémissante, infranchissable, indescrip­tible, qui s’agite, qui attend et qui aime.

 

Sous la plume du grand Joseph Kessel, nous ressentons l’émotion de la foule – certains sont venus la veille – pour rendre un hommage appuyé aux poilus.

 

S’inspirer du respect que nous inspirent ces premiers paragraphes

Dans la semaine qui a précédé le centième anniversaire de l’armistice de 1918, le président de la République a rendu hommage à une jeune génération décimée par la folie humaine. Il voulait marquer les esprits et travailler pour la paix. À chacune de ses étapes, il fut interpellé sur… Le prix de l’essence.

Toutes les revendications sont à prendre en compte. Mais les livrer lors de commémorations, sur des lieux empreints d’émotion, c’est faire preuve d’un déni de l’Histoire, c’est déplacé.

Dans les semaines qui suivirent, l’Arc de Triomphe fut l’objet de vandalisme. J’en ai pleuré.

Arc de Triomphe mémoire France hommage nation République
Arc de Triomphe

 

Relisons Le temps de l’espérance de Joseph Kessel. Communiquons ensemble les valeurs de respect, les valeurs de la République et de la démocratie. Pensons aux sacrifices de nos grands-parents ; œuvrons pour la paix et le dialogue. Relire à ce sujet : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2019/01/un-siecle-de-sacrifices-pour-quel-resultat.html

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Le véritable patriotisme n’est pas l’amour du sol, c’est l’amour du passé, c’est le respect pour les générations qui nous ont précédés. (Questions contemporaines de la manière d’écrire l’histoire.)

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Pourquoi tant de couacs et d’incompréhension ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Il faut bien avouer que l’analyse de l’information à l’heure d’Internet est désastreuse. C’est inquiétant pour l’avenir de notre pays.

Couacs dialogue gouverner GiletsJaunes pouvoir
Couac

 

L’info 50 ans en arrière

En 68, nous écoutions la radio, nous prenions ce qu’elle voulait bien nous donner. Le lendemain, dans le journal, nous lisions les articles relatant les sujets évoqués la veille sur les ondes.

Nous avions le temps de « digérer » l’information. Je me souviens des échanges avec mon père, avec des élèves ; nous poursuivions la discussion sur les points de discorde.

 

L’info tue l’info

Aujourd’hui, des Français se gavent - à saturation - de chaînes d’informations en continu.

Sur leur portable, ils reçoivent des infos, des pseudo-infos, des fausses informations, des insultes, des incitations à la violence. Des propos anarchiques circulent. Les réseaux se transforment en défouloir pour des anonymes.

On voit des gens déboussolés relayer les pires bêtises, les incitations au saccage, les fausses nouvelles. C’est désolant. C’est surtout très grave pour notre démocratie.

 

L’apprentissage du pouvoir

Dans cette tourmente, le gouvernement se rend coupable de couacs qui affaiblissent la crédibilité de l’exécutif. L’info va trop vite alors qu’il faut du temps pour prendre les bonnes décisions, le temps de l’analyse.

Les gilets jaunes critiquent le gouvernement, réclament de l’argent, veulent gouverner tous ensemble. Mais la désignation de leaders reste dans l’impasse.

Mais que constate-t-on au fil des semaines ? Les couacs se multiplient au sein des groupes de gilets jaunes. D’aucuns seraient prêts au dialogue, cette attitude leur vaut la vindicte d’opposants dans leurs propres rangs.

Un gilet jaune évoquait la pression qu’il avait sur lui pour expliquer les couacs. Serait-ce l’apprentissage du pouvoir ? À lire à ce sujet : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2018/12/la-revolution-une-utopie.html

  • Des politiques font croire que le peuple peut gouverner, décider du sort des Français. Cette méthode est condamnable, elle mène les citoyens les plus naïfs dans le mur. « La foule trahit le peuple ».

 

Manifester, ce n’est pas gouverner

Critiquer, réclamer plus d’argent, défiler, brandir des pancartes, c’est à la portée de tous. Mais se mettre autour d’une table pour confronter des idées, présenter des solutions économiques et politiques, c’est un autre travail. On constate que l’exercice attire peu de candidats. Et oui, il faut des notions d’économies, de gestion et préparer ses dossiers… Quand on traite les gouvernants d’incapable, il faut montrer que l’on est soi-même en capacité d’apporter des solutions.

 

Comment vivre sans dialoguer ?

Chaque jour, nous devons chercher à comprendre, dialoguer, prendre les bonnes informations pour avancer dans nos réflexions. Depuis des années, je partage des moments avec des écrivains, des journalistes, parfois un grand reporter pour apprendre de leur travail. Je rencontre – pour leur venir en aide – des Français en grande difficulté avec notre langue. Ce handicap condamne à la marginalité. C’est par un travail de formation, d’écoute, de partage que nous progresserons.

 

Que tous les Français fassent valoir leurs revendications, oui. Mais autour d’une table ; le temps de construire est maintenant venu.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

https://dicocitations.lemonde.fr/citation_auteur_ajout/93878.php

 

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Apprendre la démocratie à notre jeunesse

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Samedi matin, j’assistais au conseil municipal des enfants.

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Conseil municipal

Quelle belle manière d’apprendre les fondements de la démocratie pour ces élèves de CM1 et CM2 qui siègent aux côtés du maire, d’un adjoint et d’une représentante du département !

 

L’expérience de l’élection

Les enfants de ce conseil municipal représentent leurs camarades de chaque école de la commune. Pour exercer leur mandat, ils ont été élus ; ils ont appris à mener campagne pour siéger au conseil. Quand 10 candidats se présentent pour 5 sièges, chacun doit convaincre de sa capacité à représenter l’ensemble des élèves.

 

L’apprentissage de la prise de parole

Le maire mène les débats. Les jeunes conseillers sont invités à présenter leurs projets les uns après les autres. Quand le premier édile donne la parole à un jeune, ce dernier actionne son micro et expose sa demande. Le maire répond sur la faisabilité de la requête. Ce projet est réalisable pour un coût de tant d’euros, le conseil municipal devrait approuver la demande. Tel autre projet coûterait une fortune à la commune, les finances ne le permettent pas. Un accès pour handicapés a été fermé en raison de malversations ; le maire explique la difficulté de faire régner l’ordre et de permettre à tous de vivre librement.

 

L’école de la démocratie

Les enfants prennent la parole quand elle leur est donnée. Ceux qui la demandent très souvent sont invités à laisser parler ceux qui n’ont pas encore parlé.

Le maire fait preuve d’une grande pédagogie. Il alloue un petit budget pour une école ; les enfants géreront la somme en décidant collectivement des priorités. On décide ensemble, le budget n’est pas « élastique ». Telle est la vie en communauté.

 

C’est bénéfique pour les parents

Les enfants sont amenés à participer à des réunions pour faire avancer leurs projets. Les parents y sont invités. C’est aussi une manière de responsabiliser tous les citoyens, grands et petits.

 

Notre pays a bien besoin de tels dispositifs

Après cette réunion, je me suis imaginé une France avec ces conseils municipaux d’enfants dans toutes les communes. Si tous les élèves scolarisés participaient à des conseils de ce type - entraînant leurs parents dans cette démarche démocratique -, je pense que nous ne serions pas dans la situation de chaos que nous vivons en ce mois de décembre.

 

Multiplions ces initiatives

En partageant nos connaissances, en entraînant notre jeunesse vers le haut, en développant l’esprit démocratique dans toutes les strates de la Nation, nous pouvons accomplir de belles choses pour la France.

République démocratie
Place de la République

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

L’amour de la Démocratie est celui de l’égalité. Montesquieu

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