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fraternite

Accueillir un enfant, c’est la punition ; bombarder des populations, c’est la gloire

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Je recueille un enfant victime de la guerre des puissants.

Son village est bombardé par des avions commandés en haut lieu. Qui envoie ces avions tueurs ? On ne le sait pas vraiment. Arrangements économico-politico-financiers.

L’enfant n’a plus de parents près de lui ; sont-ils encore vivants ? Il ne le sait pas.

Avec des hommes persécutés, réfugiés dans des ruines, l’enfant part. Ils marchent des jours et des nuits. Arrivés au bord de la Méditerranée, ils embarquent sur un bateau. Une embarcation bien trop petite pour les 50 personnes que l’on y fait monter.

Ils voguent au gré du vent et des vagues ; ils ont faim. Il y a beaucoup de malades. Plusieurs sont tombés à la mer. Résignation, on ne peut rien faire pour eux.

Le bateau arrive sur une plage. Les visages blêmes et amaigris témoignent de l’épreuve vécue par ces malheureux.

Je recueille l’enfant. Mon cœur a parlé.

La justice de mon pays me condamne.

 

Je pilote un bombardier

Je déverse mes tapis de bombes sur un territoire dont je ne connais pas les populations.

Mes explosifs puissants détruisent des écoles, des hôpitaux, des immeubles. Des femmes et des enfants meurent, d’autres errent dans les décombres à la recherche d’un proche parent. Où dormir ? Comment se nourrir ? La seule issue : partir. Mais où, comment ?

Moi le pilote talentueux, j’ai effectué des sorties qualifiées de chirurgicales. Je suis un professionnel de la précision, mes bombes font mouche à chaque fois.

Je suis promu ; je suis décoré. J’arbore mes médailles dans les réunions officielles. Je suis fier.

 

Droits de l’Homme, que dit l’article premier ? :

« * Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

 

Pourquoi condamne-t-on un homme venu au secours d’un autre victime des atrocités de ceux qui piétinent les droits de l’homme ?

Ne doit-on pas rendre des jugements dans un souci de liberté, d’égalité, de fraternité ?

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » La Fontaine

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Les habitants de Maillé blessés par l’édification d’une stèle nazie en Moselle ; la menace fasciste toujours à notre porte en 2018.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

La Nouvelle République fait part de la découverte d’une stèle faisant l’apologie des SS de la (hélas) célèbre 17e SS Panzergrenadier ; ceux-là mêmes qui ont perpétré le massacre de Maillé, plus grande tuerie de civils après Oradour-sur-Glane. Ces SS ont décimé 124 civils à Maillé alors que le régime nazi battait en retraite.

https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/stele-nazie-en-moselle-abominable-pour-maille

 

Le Républicain lorrain rapporte l’élévation d’une stèle en l’honneur des soldats nazis de la 17e SS Panzergrenadier Division.

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2018/01/04/une-stele-nazie-erigee-au-pays-de-bitche 

 

Dans un récent article, je relatais la venue d’un membre du gouvernement à Maillé. Geneviève Darrieusseq avait rassuré les élus et le responsable de la Maison du Souvenir de Maillé. Ce lieu de mémoire doit vivre, commémorer les habitants massacrés, mais aussi faire comprendre comment de jeunes nazis en sont arrivés à tuer des bébés, des femmes, des vieillards avec une telle cruauté.

http://cd-lmdp.over-blog.fr/2017/12/le-retour-de-l-extreme-droite-plus-jamais-ca.reagissons.html

 

La Maison du Souvenir de Maillé a un rôle crucial auprès d’une jeunesse en perte de repères. La stèle érigée en Moselle nous apporte la preuve, s’il en était besoin, que les jeunes devraient tous venir à la Maison de Souvenir ; ils y comprendraient ce que respect signifie, que la fraternité est notre seul salut et que le fascisme a toujours mené les peuples à la mort.

 

Soyez tous des relais dans la lutte contre la fascisme sous toutes ses formes

Luttons tous ensemble pour les valeurs d’amitié et de respect.

Imaginez la stupeur des habitants du village de Maillé quand ils ont appris qu’une stèle faisait l’apologie des SS venus massacrer leurs parents, amis ou voisins. Cet acte inqualifiable sonne comme une seconde mort pour leurs familles.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - cd-lmdp.over-blog.fr/

 

« Le fascisme en tant que régime a certes été balayé, mais le fascisme psychologique quotidien n'est pas mort. » Ettore Scola.

Nous sommes menacés ; réagissons.
 

 

Pour comprendre que la lutte contre les négationnistes est indispensable.

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Le retour de l’extrême-droite, plus jamais ça. Réagissons

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le 25 août 1944, le village de Maillé (Indre-et-Loire) est encerclé par des soldats allemands. Une unité SS pénètre dans le bourg ; 124 victimes âgées de 3 mois à 89 ans sont massacrés avec une brutalité inimaginable. Nombre d’animaux subissent le même sort et le village est ensuite pris sous le feu de l’artillerie.

Voici un extrait du livre écrit par l’abbé Payon ; un rescapé parle :

« M. CHARPENTIER qui habite à côté me dit : « Qu’est-ce que tu fais ? Tu ferais pas mal de venir, mon vieux Charles ; ta femme est tuée avec un de tes enfants dans ses bras, au bout du clos Guérin. » J'allai voir avec lui ; je vis en effet, dans un champ de topinambours, ma femme et ma petite fille Monique, 15 mois, étendues sur le sol et inertes. Ma femme une balle dans la tête et au sein et ma petite fille la cervelle broyée. Mon chien, à côté, était raide. Je trouvai dans le clos aussi, mon père et ma mère morts, ainsi que M. MARTIGUE. Plus bas, M. GUÉRIN, massacré, brûlait dans une écurie. Je remontai avec CHARPENTIER dans le champ de topinambours et nous trouvâmes encore d’abord le petit Pierre CHARPENTIER (10 ans) étendu et sans vie, puis Mme CHARPENTIER et son petit Lucien (2 ans) tous deux criblés de balles. CHARPENTIER me quitta. Je revins alors près de ma femme, je m’agenouillai et je pleurai ! Je ne sais ce qui se passa ensuite, mais des obus se mirent à tomber dans le bourg. Je me réfugiai dans une tranchée à proximité et n’en sortis que lorsque le tir d’artillerie eut cessé. »

Qui sont les auteurs du massacre de Maillé ?

Des jeunes issus de Hitlerjugend, les jeunesses hitlériennes. Ces gamins, élevés sous la coupe du führer, pouvaient dénoncer père et mère et tuer d’un sang-froid incroyable. Ils furent incorporés dans l’armée allemande à la fin de la guerre quand la Wehrmacht perdait pied.

 

Comment a-t-on pu formater des cerveaux de la sorte pour leur faire accomplir de tels actes barbares ?

Ces jeunes ont subi une formation de 1933 jusqu’à la fin de la guerre. Enrôlés dans les Hitlerjugend, ils ont vécu au son de la voix du maître. Les théories de Mein Kampf leur furent inculquées chaque jour jusqu’à perpétrer les atrocités comme celles vécues par les villageois de Maillé.

 

Le retour de l’extrême-droite en Europe

D’aucuns pensent que nous ne pouvons plus vivre de tels atrocités. Méfiance, partout en Europe, nous assistons au retour des groupes fascistes comme dans les années 30. En Autriche trois ministères clés sont occupés par l’extrême droite.

Soyons très vigilants. L’histoire peut se répéter.

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr - cd-lmdp.over-blog.fr/

 

  • « Le racisme est bien l’infirmité la plus répugnante parmi les diverses laideurs de l’humanité. » Claire Martin
  • « Du fanatisme à la barbarie, il n’y a qu’un pas. » Diderot
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Le choix des âmes : à voir et à faire voir

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Élever son âme pour accepter l’autre, c’est plus que nécessaire en ces temps d’affrontements dramatiques. 

Les Trump, Poutine, Bachar et consorts font planer une menace permanente sur le monde.

Prenons ces despotes par la main ; allons voir « Le choix des âmes » et demandons-leur quelle leçon ils ont tiré de l’histoire sanglante du dernier siècle. Oui, c’est un doux rêve qui me trotte dans la tête. Comme il serait salvateur de faire descendre ces tyrans de leur piédestal pour les mettre face à des humains dans la souffrance.

 

Le Choix des âmes : pièce de Stéphane Titéca – mise en scène par Valérie Lesage – interprétée par Stéphane Titéca & Alexis Dessaux.

Synopsis : Un poilu rural, revanchard et un soldat allemand se retrouvent pris au piège dans un trou d’obus à Verdun en 1916. Rien ne prédispose ces deux hommes à être ennemis. Ils ont besoin l’un de l’autre. Ils mettent leur différence de côté. Le huis clos est bouleversant. La guerre atroce a lancé ces deux hommes l’un contre l’autre alors que rien ne motive l’antagonisme que l’on a créé entre eux.

L’âme, c’est cette pièce du violoncelle qui fait vivre les sons.

L’âme peut-elle empêcher les humains de devenir des monstres ?

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr -http://cd-lmdp.over-blog.fr/

Pour que la fraternité devienne réalité

Pour faire vibrer l’âme des malfaisants

Pour éviter que certains ne vendent leur âme.

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Expulsé avant l’hiver, le trott...

Publié le par Dechartres

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Expulsé avant l’hiver, le trottoir pour univers

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Te voilà sur le trottoir,

Dès que l’hiver fut venu.

Tu ne peux plus entrevoir

Le doux rêve d’une main tendue.

 

Te voilà sur le trottoir ;

Les logements vides tu les vois

Et les nantis se font voir,

Ils se font voter des lois.

 

Te voilà sur le trottoir

Expulsé de ton logement.

Les édiles il faut les voir

Prêter tous leurs boniments.

 

Te voilà sur le trottoir.

Revenu universel,

On le rejette sans savoir,

Agité comme une crécelle.

 

Te voilà sur le trottoir ;

Toi aussi, mais comme beaucoup,

Tu attends les réchauffoirs.

Mais ne viennent que des grigous.

 

Te voilà sur le trottoir,

Les politiques cumulards

Qui se font toujours bien voir

Ne t’apportent aucun espoir.

 

Te voilà sur le trottoir.

De ce tout nouveau repaire,

En quête d’un gîte illusoire,

Tu cherches de nouveaux repères.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.frhttp://cd-lmdp.over-blog.fr/
 

Pour un monde plus humain

Que le mot fraternité ait un sens.

 

 

 

 

 

 

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Nul ne peut être arbitrairement détenu, article 66

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

On peut considérer – avec un brun d’honnêteté - que la France est une démocratie stable. Notre constitution du 4 octobre 1958 y a contribué.

* Que dit l’article 66 de la Constitution française ?

« Nul ne peut être arbitrairement détenu.
L’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi. »
Pour un individu, être détenu, c’est être privé de la liberté d’aller et venir contre son gré. Toutes les formes de rétention ou de maintien d’étrangers en zones fermées entrent dans le champ d’application de l’article 66. De même que le principe d’hospitalisation sans consentement dans des services psychiatriques.
  • Respecter le droit, quel que soit le contexte
Ce n’est pas la détention qui est prohibée, c’est son caractère arbitraire qui n’est pas prévu par la loi.
La détention doit correspondre à une nécessité absolue et ne durer que le temps nécessaire. La Constitution s’appuie sur les Droits de l’Homme. Les mesures de rétention ne peuvent excéder un délai raisonnable sous le contrôle d’un juge.
  • Attention aux dérives, aux amalgames
Des événements tragiques sont prétextes à des surenchères politiciennes malsaines. Il faut nous adapter, mais juger et condamner tous les individus dans le respect de la Constitution et des Droits de l’Homme. Dans les moments difficiles, n’oublions pas les fondements de la démocratie.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://www.cd-lmdp.fr -06.11.48.77.63.

Pour la justice

Pour les Droits de l’homme

Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force.

Pascal, Pensées.

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