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respect

Baguette et croissants du matin, combien de malades ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

« Chaque matin, je prends ma baguette et mes trois croissants chez mon boulanger. Comme c’est bon en cette période de confinement ! En plus, mes petits-enfants passent 15 jours à la maison, je les emmène avec moi ; ça leur fait une sortie. Ils en ont besoin. »

 

Comportement égoïste et coupable

Dans les 35 000 boulangeries de France, des clients bravent toutes les recommandations ; que dis-je ? les supplications des soignants – en allant se faire plaisir – au quotidien, égoïstement -, chez leur boulanger.

 

Combien de victimes ?

Petit calcul : imaginons une moyenne de 100 clients seulement dans chaque boulangerie : 35 000 X 100 = 3 500 000 risques supplémentaires de contracter le virus COVID-19. Sachant qu’un porteur du COVID-19 contamine en moyenne 5 personnes, on arrive à 3 500 000 X 5 = 17 500 000 de prises de risques - chaque jour - en se rendant chez son boulanger.

 

Bouder son boulanger ?

Non, pas question. Mais deux passages dans la semaine peuvent suffire ; en achetant pour 3 ou 4 jours, on diminue le risque de contamination de façon mathématique. Une fois par semaine à la boulangerie peut suffire en s’organisant bien.

 

Pensez aux soignants qui appellent à plus de civilité

Tout le personnel hospitalier lance des appels désespérés « Restez chez vous, c’est le seul moyen de freiner la propagation du virus. » Alors, cessez de vous rendre chaque matin chez votre boulanger ; vous ralentirez ainsi la progression de l’épidémie.

 

Le tsunami nous arrive ; soyons solidaires face à cette menace planétaire inédite. #RestezChezVous. Organisez vos courses pour en diminuer la fréquence. Groupez-les avec des voisins…

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

  • Le bonheur est né de l’altruisme, le malheur de l’égoïsme.
  • La bonté est une qualité que l’égoïsme ne connaît guère.
  • Rien n’est plus opposé à la véritable amitié que l’égoïsme.
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Joseph Kessel, hommage sous l’Arc de Triomphe

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Joseph Kessel témoin parmi les hommes le temps de l'espérance
Kessel

L’incipit du « temps de l’espérance » donne le ton :

 

La grisaille du petit matin commence seulement à frotter les rues de sa cendre bleutée. Mais déjà, puissant et monotone comme un bruit d’élément, venu des faubourgs et de la banlieue, des quartiers popu­leux et des quartiers de luxe, monte vers le parcours triomphal le piétinement de la foule en marche.

Ils ne seront pas au premier rang, ceux-là qui, pourtant, se sont levés avant l’aube. D’autres, plus enthousiastes et plus passionnés, gardent leur place depuis la veille.

J’ai vu des vieilles femmes, des enfants, dimanche soir, roulés dans des sacs, dans des couvertures, sur le bord de l’avenue des Champs-Élysées, tandis que Paris allait, vers le cénotaphe, rendre hommage aux morts. Ces gens trouvaient qu’il valait la peine de passer une nuit à la dure, par cette veillée d’allégresse, afin de mieux voir ceux qui en avaient tant passé dans la boue et l’angoisse, au petit poste et dans la sape.

Le ciel brumeux s’éclaircit lentement. Il faut une voûte glorieuse à ce jour glorieux. Et la pâte humaine enfle de plus en plus, déborde les trottoirs, bloque les rues, envahit tout.

C’est comme une nuée immense de visages et de corps ; impossible de distinguer non seulement les individus, mais des blocs même d’individus, C’est une nappe vivante, frémissante, infranchissable, indescrip­tible, qui s’agite, qui attend et qui aime.

 

Sous la plume du grand Joseph Kessel, nous ressentons l’émotion de la foule – certains sont venus la veille – pour rendre un hommage appuyé aux poilus.

 

S’inspirer du respect que nous inspirent ces premiers paragraphes

Dans la semaine qui a précédé le centième anniversaire de l’armistice de 1918, le président de la République a rendu hommage à une jeune génération décimée par la folie humaine. Il voulait marquer les esprits et travailler pour la paix. À chacune de ses étapes, il fut interpellé sur… Le prix de l’essence.

Toutes les revendications sont à prendre en compte. Mais les livrer lors de commémorations, sur des lieux empreints d’émotion, c’est faire preuve d’un déni de l’Histoire, c’est déplacé.

Dans les semaines qui suivirent, l’Arc de Triomphe fut l’objet de vandalisme. J’en ai pleuré.

Arc de Triomphe mémoire France hommage nation République
Arc de Triomphe

 

Relisons Le temps de l’espérance de Joseph Kessel. Communiquons ensemble les valeurs de respect, les valeurs de la République et de la démocratie. Pensons aux sacrifices de nos grands-parents ; œuvrons pour la paix et le dialogue. Relire à ce sujet : http://cd-lmdp.over-blog.fr/2019/01/un-siecle-de-sacrifices-pour-quel-resultat.html

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Le véritable patriotisme n’est pas l’amour du sol, c’est l’amour du passé, c’est le respect pour les générations qui nous ont précédés. (Questions contemporaines de la manière d’écrire l’histoire.)

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Le Soldat Inconnu te parle

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Soldat Inconnu respect manifestations dégradations
Arc de triomphe

« - Toi l’écervelé, tu viens souiller l’Arc de Triomphe.

  • Connais-tu la symbolique de ce lieu ?
  • Es-tu en mesure de me commenter les inscriptions grotesques que tu as laissées sur ce monument ?
  • Ah ! Tu veux saigner les riches ! Et c’est ainsi que tu t’exprimes.
  • Si j’ai bien compris, un responsable politique t’encourage.
  • Il a besoin de fantassins pour faire basculer le pouvoir.
  • En te poussant à de telles actions, il devient un irresponsable notoire.
  • Il t’envoie au front en te faisant croire que tu es le héros de demain ; celui qui aura fait chuter le monarque en place au prix de destructions irréversibles.
  • Manifeste, exprime ton désaccord, oui. Mais dans le respect des valeurs républicaines.

 

  • En 14, nous sommes partis la fleur au fusil. Ma génération a été décimée. Comme si ça ne suffisait pas, on a recommencé en 39. Nouvelle horreur indescriptible.
  • Des dirigeants européens se sont unis pour créer un espace de paix. Il n’est certes pas parfait, mais il a évité la barbarie que nous avions subie.

 

  • Toi, l’écervelé, je te conseille un livre édifiant La ferme des animaux de George Orwell. Abattre le pouvoir, c’est toujours possible ;mais qui prend l’ascendant après ? Quel est ton programme ? Le nouveau dirigeant l’appliquera-t-il à la lettre ? Non. Et tu devras à nouveau engager une nouvelle révolution.

 

  • La France n’est pas une nation parfaite. Le Président a ses défauts. Peux-tu me citer des états où l’on vit comme tu l’entends ?

 

  • Ma famille a vécu des horreurs. Pourtant, mes frères, sœurs, cousins se sont toujours relevés. Ils ont écouté, observé, appris de leurs échecs.
  • Certains ont continué à prendre des cours jusqu’à la retraite – voire au-delà - pour s’adapter à l’évolution du mondeet comprendre les rouages de l’économie. Et toi ?

 

  • La flamme du Soldat Inconnu, sais-tu ce qu’elle symbolise ?

 

  • Si jamais l’idée te prenait de revenir sous l’Arc de Triomphe, pense à moi. »

 

 

Ni épées, ni grands éléphants,

Ni cavalerie, ni fantassins,

N’aident autant qu’intelligence

Pour réussir dans ses desseins.

Panchatantra

 

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

 

Soldat Inconnu - symbolique

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Portrait d’un homme sans éducation / observations critiques

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Vous trouverez ci-dessous un extrait d’un petit livre écrit en 1850.

Ce que je trouve intéressant, c’est l’évolution de la formulation dans la correspondance. Les scripteurs usaient de formules avec déférence. Formules qui nous apparaissent maintenant par trop flatteuses.

Mais n’oublions pas que bien écrire est signe de respect ; l’époque importe peu.

 

Je vous laisse découvrir les conseils de bonne manière formulés en 1850 :

 

« Écrivez-vous à un égal, comme un collègue, un confrère, un camarade de régiment avec le­quel toutefois vous ne soyez pas familier, vousmettrez: monsieur et cher collègue, ou monsieur et honorable collègue, monsieur et cher cama­rade. Vous supprimez monsieur, s'il intimité entre vous.

Aujourd'hui c'est à votre parrain que vous écrivez, ce doit donc être dans une forme tout à la fois respectueuse et affectueuse ; vous direz donc monsieur et cher parrain.

Vous commencez ensuite le corps de la lettre deux lignes au-dessous du mot monsieur, et d'autant plus bas que l'on veut marquer plus de considération. Si vous vous adressiez au contraire à un inférieur, vous mettriez monsieur dans le corps de la lettre même, soit en tête de la ligne, soit dans le milieu de la phrase. Le ton de fami­liarité permet d'en user encore ainsi quand on écrit à un ami.

Un homme qui écrit à une femme, même d'un rang inférieur au sien, mais qui a reçu quelque éducation, doit toujours le faire dans une forme respectueuse. S'il agissait autrement, il donnerait de son caractère et de son éducation une opinion très-défavorable.

Votre style laisse peu à désirer; mais votre première phrase n'est pas convenable. Privé du plaisir de vous aller remercier, etc. Ce n'est pas àun homme de soixante ans, qu'un écolier de vingt peut parler du plaisir de l'aller voir: c'est ce que vous diriez à un camarade. Ensuite je m'aperçois que vous avez écrit plusieurs mots en abrégé, et entre autres le mot vous, ce même mot, précisément, que, pour faire plus d'honneur à ceux auxquels ils l'adressaient, nos écrivains les plus illustres mettaient jadis en capitales. Sans faire comme eux, vous devez sentir que le mot vous, en abrégé, est impoli; et, quant aux abréviations en général, elles sont proscrites du style épistolaire. Elles ne sont admises que dans la correspondance des marchands entre eux. Le mot vous doit être suivi de monsieur ou de ma­dame,à moins qu'il ne soit répété très-souvent.

Observez que lorsque vous parlez, dans une lettre, d'un tiers, vous pouvez écrire monsieurun tel, en abrégé, M.mais vous devez écrire le mot de monsieur ou madame en entier s'il s'ap­plique au père, à la mère, à la femme, à la sœur ou à un proche parent de celui auquel vous écrivez.

Vous avez, du reste, terminé votre lettre très convenablement : Recevez, Monsieur et cher parrain, l'assurance des sentiments de respect et de reconnaissance avec lesquels j'ai l'hon­neur d'être, etc.

Lorsqu'on s'adresse à son égal, une autre for­mule doit être employée, et c'est celle-ci: j’ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et très-obéissant serviteur. Si on écrit à un ami, on lui renouvelle l'assurance de son amitié et l'on est son dévoué. À une femme, on offre ses hom­mages respectueux, ou on est avec respect, le plus profond respect, son très-humble serviteur.

Aujourd'hui les formules se terminant par votre très humble et très obéissant serviteur sont souvent remplacées vis-à-vis d'un égal par recevezou veuillez agréer, Monsieur, l'as­surance de ma considération distinguée; ou, si c'est un supérieur, de ma respectueuse consi­dération. Si c'est une femme, agréez, Madame, mes hommages les plus respectueuxou l'as­surance de mes sentiments les plus respectueux.

Cc style est adopté dans les correspondances administratives,

Au reste cette formule, je suis avec considé­ration, semble peu convenablesous la plume d'un jeune homme. Je ne la trouverais flatteuse qu'autant que celui qui s'en servirait pourrait être regardé comme un bon juge du mérite; la considérationd'un jeune étourdi me paraît de peu de valeur.

Je vous engage à ne pas faire vos compliments empressés; cette phrase n'a pas le sens commun. Recevez mes salutations est une formule leste, qui convient peu, si ce n'est vis-à-vis d'un infé­rieur.

Si vous écrivezà un subalterne, que ce soit encore avec politesse ou civilité ; elle est due sous plusieurs formes à tout le monde. Quelque grand personnage que l'on soit, l'on ne doit molester personne. On gagne tant d'ailleurs à se montrer honnête vis-à-vis dechacun, qu'il n'y a qu'un sot qui préfère paraître hautain et méprisant. »

 

On note, bien évidemment, le décalage notable avec les formulations en vigueur en 2018. Mais le voyage 160 ans en arrière nous rappelle certaines manières hélas oubliées.

 

Kant disait : « L’homme ne peut devenir homme que par l’éducation. Il n’est que ce que l’éducation fait de lui ». 

 

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Pour écrire avec respect

 

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Devoirs de vacances : révisions ludiques

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Pendant ces journées chaudes de farniente, notre cerveau a toujours besoin d’oxygène et… d’exercices.

Voici deux minutes de révisions :

 

  • Je vais à bicyclette ou à cheval. En revanche, je vais en avion ou en voiture (je suis à l’intérieur).
  • Je cause avec mes voisins, mais je parle à ma voisine. Lorsque je cause, j’entretiens une conversation ponctuée d’échanges. Quand je parle à une personne, je m’adresse à elle, pas à une autre.
  • Il se montre de façon qu’on le remarque (et non de façon à ce que).
  • On se rappelle une chose, mais on se souvient d’une chose.
  • L’acceptation, c’est le fait d’accepter. L’acceptiond’un mot, c’est son sens.
  • Agonir, c’est injurier ; agoniser, c’est être proche de la mort.
  • La conjecture, c’est l’hypothèse ; la conjoncture, c’est la situation.
  • Élucider, c’est résoudre, clarifier ; éluder, c’est éviter.
  • Perpétrer, c’est commettre ; perpétuer, c’est faire durer.
  • Sur les couleurs : - les tomates vertessont devenues rouges. – Elle avait des yeux noisette, lui des yeux marron. Elle porte souvent des foulardsorange. Lorsque la couleur est exprimée par une plante, un minéral, un métal… ce nom reste invariable en genre et en nombre.
  • Naguère : savez-vous que cet adverbe signifie il y a peu de temps ?

 

Bonnes vacances.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

"L'orthographe est de respect, c'est une sorte de politesse." Alain 

 

Pour partager de beaux textes ;

Pour écrire votre histoire ensemble ;

Pour jouer avec les beaux mots de notre langue.

 

 

 

 

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