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Faire comprendre la guerre de Corée et l'ONU aux jeunes

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Voici le projet de préface du livre d'Abdelkader Rahmani sur la guerre de Corée dont il fut acteur. Il veut témoigner pour notre jeunesse et militer pour la paix entre les peuples.

Préface

Christian Dechartres : M. Rahmani, pourquoi écrire un livre sur la guerre de Corée ?

Abdelkader Rahmani : C’est une guerre inconnue. Elle est ignorée des citoyens français ; tout comme les guerres d’Indochine, d’Algérie, Madagascar totalement occultées par les médias et les livres d’histoire. Ce que j’écris, c’est pour la jeunesse future.

CD : les jeunes évoquent peu ce conflit. Pour quelles raisons ?

AR : Ils l’ignorent pour une très grande majorité. Mais j’espère que la jeunesse relèvera la France de sa décadence actuelle. France dans l’ignorance de la préhistoire, de son histoire et de la géopolitique.

J’ai créé et alimenté l’université de l’ignorance dans ce but. Oui, l’ignorance est source de guerre mais pas de paix.

Je suis surpris que les historiens d’aujourd’hui ignorent leurs prédécesseurs qui avaient le sens de naviguer dans l’anthropologie, science qui nous éclaire sur les origines de l’homme.

Mon parcours de la vie m’a fait connaître notre planète, son évolution et ses civilisations. C’est pourquoi de citoyen du Monde que j’étais je suis aujourd’hui citoyen de l’univers. Je me suis penché sur les « extra-terrestres ». Qui étaient en Corée. Comme ils le furent en Normandie. Mais que nous ne voulons pas connaître.

CD : Pour vous, comment a débuté cette guerre de Corée ?

AR : le but de ce livre, c’est d’abord de répondre à cette question  « qui en sont les responsables ? Pas les coréens eux-mêmes du nord ou du sud, mais Staline, Roosevelt, Truman, Churchill, lesquels dans les fameuses conférences de Yalta, Casablanca se sont partagé le monde ? »

Dans la première partie de ce livre, j’évoque d’abord l’histoire de la Corée, ce pays qu’on a appelé le pays du matin calme !

Et qui ne fut jamais calme ; il constituait un enjeu trop important de par sa situation géographique pour les quatre grandes puissances URSS, Etats-Unis, empire britannique, Chine-Japon.

Christian Dechartres : Pour vous, comment s’est déroulé cette guerre ?

Abdelkader Rahmani : C’est l’objet de la 2ème partie ; ma correspondance et mon cahier de bord tenu journellement pendant cette guerre que j’ai subie, démontrent comment elle fut d’une barbarie inconcevable, inimaginable. J’en porte non seulement les traces physiquement mais aussi psychologiquement.

Elle nous révèle  également quels furent les combattants. De nombreux prisonniers français – politiques, de droit commun ou condamnés à mort - partaient sur le front en Corée.

Je souhaite expliquer comment ces prisonniers profitaient du passage à Port-Saïd pour plonger et s’échapper du bateau.

Je raconte comment je me suis imposé à ces hommes que je devais emmener de Auvours (près de la ville du Mans) jusqu’à Pusan (grand port de débarquement en Corée).

Le premier soir où j’arrivais pour prendre mon commandement, j’ai subi de leur part insultes et vulgarités. Il fallait donc tout de suite leur faire savoir qui j’étais.

La brasserie du diner a été totalement saccagée ; le lendemain, à 4 h du matin, sous le froid de février, j’imposais un cross de 10 km en petite tenue.

Ce fut la stupeur des routiers et des automobilistes qui se rendaient au Mans. C’est une manière de monter comment un chef doit s’imposer. En donnant l’exemple. Car étant officier des armes blindés, les hommes de l’unité que j’avais en charge ont osé crier « Voici l’officier qui a besoin de sa jeep pour aller pis… et ch… ».

Ils sont mal tombés car j’étais champion du pentathlon de France et sélectionné pour les JO d’Helsinki. Avec ce cross de 10 km tous nu, par ce froid de février, ils ont compris qui j’étais.

Contrairement aux autres détachements, sur le Bateau prestigieux «  La Marseillaise », aucun de mes hommes ne s’est évadé et j’ai imposé au commandant de bord de les sortir de la cale où ils étaient enfermés pour les faire monter en 3ème classe et les faire participer aux manifestations qui ont duré pendant tout le mois du voyage. Tout cela sans incident.

C’étaient des hommes condamnés et moi j’étais un officier sans aucun incident judiciaire. Ce que je vais dire démontre comment dans la vie on peut passer subitement du statut d’homme libre à celui d’homme rejeté.

L’affaire des officiers algériens en est la démonstration.

Commentaire : le premier ouvrage sur la guerre de Corée est sur le point de sortir. Les jeunes pourront y puiser des informations pour ainsi dire jamais diffusées. Ils pourront mieux comprendre notre monde actuel grâce aux informations fournies par le lieutenant Abdelkader Rahmani. Le rôle de l’ONU y est évoqué. A la sortie des ouvrages, vous recevrez un message.

Christian Dechartres - écrivain public- www.cd-lmdp.fr - dechartresc@sfr.fr - 06.11.48.77.63Corée2

 

 

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Il fallait faire l’impossible, il le fit. Témoignage pour l'histoire.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Livre écrivain

C’est le postulat que vous pouvez lire en couverture du livre du médecin commandant Grauwin « J’étais médecin à Dien-Bien-Phu ».

Ce médecin a « opéré » dans des conditions abominables. Après les attaques des viets, les blessés affluaient dans son bloc. L’artillerie ennemie détruisait les abris qu’il fallait sans cesse reconstruire. Il fallait trier les morts, les blessés légers, les blessés graves. Amputer, refaire un ventre, calmer, faire évacuer si possible les blessés, ces opérations se succédaient à un rythme infernal.

Les soldats européens, lors de ce conflit, se heurtaient à une population indigène à l’aise dans son environnement. Nos combattants souffraient également de maux dus au climat.

Un paragraphe du livre du médecin commandant Grauwin résume bien les difficultés rencontrées par nos soldats en Indochine. Je le cite quand il évoque les prisonniers viets qui arrivent dans son bloc: « Je contemple leurs têtes rasées de près, les yeux obliques, les bouches amères, cette imperméabilité du faciès qui nous troublent tant, nous tous, les européens ». Cet aspect des ennemis troublait autant nos soldats que l’environnement hostile.

Je pense que nous avons un devoir de mémoire envers ces jeunes soldats français envoyés à la boucherie. Beaucoup sont morts, mais ceux qui ont conservé la vie en sont restés traumatisés pour le reste de leurs jours.

Une fois la seconde guerre mondiale terminée, nous aurions pu espérer des moments de réconciliation, de fraternité. Or, on a jeté des jeunes sur les fronts d’Indochine, de Corée, d’Algérie. Les plaies ont bien du mal à se refermer. Il faudrait que les jeunes générations comprennent ce qui s’est passé lors de ces conflits. Un citoyen bien informé comprend mieux son histoire, il peut ainsi éviter de répéter les erreurs commises par ses aînés.

Commentaire : Expliquons l’histoire, la vraie, sans zones d’ombre. Nous éviterons des malentendus. Nous œuvrerons pour la paix.

Christian Dechartres - écrivain public, biographe - "Le Mot de Passe" - www.cd-lmdp.fr - dechartresc@sfr.fr - 06.11.48.77.63

 

 

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Les services de l'écrivain public Christian Dechartres

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Comment travaille l’écrivain public Christian Dechartres ?

Quels services peut-il rendre aux particuliers ou aux entreprises ?

Qu’avez-vous à gagner en faisant appel à ses services ?

 Sa méthode de travail :

1.     En entretien, il recueille les informations utiles à la résolution de votre dossier

2.     Il analyse les données que vous avez fournies

3.     Il sélectionne les éléments les plus importants, il établit une hiérarchie des informations nécessaires à l’avancement du dossier

4.     Il adapte les actions à entreprendre, il rédige, il met en forme et il agit pour vous, avec vous.

Quels services peut-il vous rendre ?

·        Tout d’abord, les services « classiques » de l’écrivain public : rédaction, relecture, analyse de documents.

·        Il peut vous rédiger des courriers commerciaux, professionnels ou administratifs, mais également des discours pour un événement familial.

·        Il peut apporter une aide aux étudiants en procédant à une lecture critique et constructive de leurs rapports, mémoires, thèses…

·        Ensuite, Christian Dechartres a beaucoup travaillé sur des dossiers sociaux et juridiques. Il peut vous apporter une aide précieuse quand vous êtes confronté à un litige avec votre employeur, il vous éclaire et peut jouer le rôle de médiateur. Sur les aides à caractère social, il a une grande expérience. Sur les litiges « intergénérationnels », il pourra vous guider ; il vous orientera vers les solutions les plus viables.

 

Quels gains pour vous ?

Ø Vous savez qu’une procédure devant les tribunaux vous coûte cher et use vos nerfs. Avec Christian Dechartres, la recherche de médiation vous apporte plus de sérénité et allège la facture.

Ø Faire valoir ses droits, c’est l’objectif premier de la démarche. En médiation, les deux parties ont tout à gagner ; elles évitent les pertes de temps et d’argent. Mais il faut engager cette démarche ! C’est la voie privilégiée de Christian Dechartres.

Ø L’aide aux retraités : 80% d’entre eux ne réclament pas leurs droits, il fournit en ce domaine une aide appréciée.

Ø L’aide administrative pour tout public : elle constitue une aide précieuse pour tous ceux qui sont débordés ou fâchés avec l’administratif. Cette aide ouvre droit à la réduction fiscale de 50% sur le montant des factures.

 2012-10-04 16.31.46

Cerise sur le gâteau, l’écriture du récit de vie. C’est un moment extraordinaire pour la personne qui le vit. Pour certains, c’est une véritable thérapie ; ils le vivent intensément tout au long des entretiens. Et les proches sont ravis à la lecture de l’ouvrage qui en sort.

 Contact : site www.cd-lmdp.fr - courriel dechartresc@sfr.fr -

tel 06.11.48.77.63

 

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Votre vie le mérite

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Formulez vos projets

Donnez un sens à votre vie

Contribuez à la solidarité familiale

Réalisez le plus beau cadeau pour vos proches

 

La relecture de la vie

La relecture de vie, le travail de mémoire, c’est une composante fondamentale du travail de l’écrivain public.

Se souvenir, relire sa vie, en relier les événements marquants est un des besoins les plus manifestes enfoui au fond de nous-mêmes. Une fois ce besoin satisfait, nous pouvons aller de l’avant.

Cette relecture de vie peut se dérouler sur une période courte ou bien s’étendre dans le temps.

Ce travail de la mémoire a deux aspects fondamentaux :

1. Il contribue grandement au processus identitaire ;

2. Il permet à la personne de retrouver le fil conducteur de toute son existence.

La mémoire humaine a de nombreuses dimensions. La mémoire affective renferme de multiples résonances émotionnelles. L’essentiel, c’est ce qui reste quand tout disparaît, ce qui a du sens, ou encore ce qui a du prix. Elle permet de se réapproprier sa vie, de retrouver l’unité intérieure. Pour cela, il faut réfléchir sur des événements de l’existence.

Les souvenirs - bons ou mauvais – sont tous porteurs d’enseignements. Des blessures et des cicatrices réapparaissent. L’évocation des culpabilités, qu’elles soient vraies ou fausses, donnent l’occasion de se libérer et de se réconcilier avec soi et avec les autres.

Mais, à travers ce travail de recherche dans les souvenirs, la personne peut se trouver confrontée à ses oublis.

Les sujets d’un certain âge, contrairement aux idées reçues, conservent une bonne mémoire des faits récents et évoquent naturellement une grosse part de souvenirs datant de moins d’un an. Pourquoi ? Ces souvenirs récents sont en lien avec ses  préoccupations actuelles de vie.

Parmi les souvenirs que les plus anciens d’entre nous évoquent spontanément, ce sont essentiellement des souvenirs enregistrés lorsque nous avions entre 10 et 30 ans.

Le rôle de l’écrivain public, c’est d’aider son client à faire ressortir les souvenirs enfouis, dont l’accès n’est pas immédiat, lesquels souvenirs se révèlent très importants pour la relecture de sa vie et la recherche de sens.

L’échange entre l’écrivain public et la personne désireuse de coucher son récit de vie sur le papier se passe fort bien. Le dialogue naturel favorise le retour de certains souvenirs.

Une dame dit un jour : « J’ai porté mon regard vers le futur et j’ai pris peur, car mes enfants sont tellement absorbés par l’éducation des leurs que je me suis sentie oubliée.  Je repense aux années trop courtes et trop vite passées, et j’accepte cette réalité implacable que rien ne peut durer. »

Elle avait envie de crier : «  Regardez-moi mieux, vous me verrez tel que je suis, et non telle que vous m’imaginez. »

Avec le temps, on se redécouvre grâce au fil conducteur de notre existence, et à la prise de conscience de nos joies comme de nos peines.

La relecture de vie peut provoquer un miracle. Le cœur revit d’une autre façon.

Le récit de vie écrit à quatre mains, c’est une main tendue qui vous aide à retrouver la sérénité. Votre entourage aura une vision de vous avant et une vision après la sortie de votre livre.

Savez-vous que les plus jeunes d’une famille désespèrent souvent de connaître leurs originaires à travers leur ascendance. Votre récit de vie crée un lien familial,  redonne un nouvel élan et vous évite la frustration du « si j’avais su… »

Alors… à bientôt pour échanger sur votre récit de vie ; sans engagement de votre part.

Que vous soyez à 3 kilomètres ou à 800 kilomètres, cela n’a pas d’importance.

 

Christian Dechartres, écrivain public – « Le Mot de Passe »

37270 Larçay - Site : www.cd-lmdp.fr

Courriel : dechartresc@sfr.fr – tel : 06.11.48.77.63

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Laissez une trace pour notre jeunesse. Témoignez.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Biographie : la préparation
avec le client

« Votre vie, un roman pour votre famille, pour vos collaborateurs, ou pour un public encore plus large ».

Un témoignage pour l’Histoire, un voyage, un moment particulier de votre vie, un métier passionnant, tout cela peut faire l'objet d'un ouvrage.

Comment se déroule la réalisation du livre ?

1.     Nous faisons connaissance, nous déterminons les modalités, la fréquence des entretiens en particulier. Vous posez les questions que vous jugez utiles pour la suite.

2.     Une fois le nombre de séances estimé, je vous établis un devis personnalisé qui sera fonction du volume à produire.

3.     La commande est passée !

Nous commençons; vous êtes chez vous, vous vous laissez aller : je vous aide à suivre la chronologie des événements. Vous évoquez « votre histoire » comme vous le ressentez. Une fois les premières minutes passées, le récit se déroule naturellement.

4.     A mon retour au bureau, je reprends les épisodes enregistrés ; je remets en ordre, je structure l’histoire. A chaque séance, nous relisons l’épisode précédent.

Le principe, c'est d'écrire votre récit selon vos souhaits en le rendant agréable à la lecture. Si besoin, je procède à des retours en arrière avec vous pour clarifier l’enchaînement des événements. Vous demeurez seul juge en ce qui concerne les passages à conserver ou à supprimer.

5.     Les photos, les documents que vous possédez viendront agrémenter votre récit si vous le souhaitez.

 

Même ceux qui pensaient ne rien avoir à dire "produisent" un ouvrage captivant pour l'entourage. Combien de gens me disent "Je ne sais pas ce que faisait mon grand-père" ou "Ma mère avait une entreprise, mais je n'ai jamais su ce qu'elle faisait réellement" ou encore "La vie passe tellement vite que je n'ai jamais tenu de véritables discussions avec mon père avant sa disparition".

« Mon père a été enrôlé dans l’armée ; je n’ai jamais compris cet épisode de sa vie… », question douloureuse pour beaucoup d’enfants.

 

Si vous avez vécu des moments « historiques », votre témoignage sera précieux pour les jeunes générations. Mieux notre jeunesse sera informée, mieux elle saura concevoir l’avenir.

 

Votre témoignage a une valeur que vous ne soupçonnez pas. Votre récit, une fois sur le papier, contribuera à une meilleure compréhension des événements.

 

A bientôt.JMRouartLFDL

 

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.frdechartresc@sfr.fr – tel : 06.11.48.77.63.

 

 

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Résistance à l’occupant- collaboration - torture

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

OAS – FLN – Armée allemande – Résistants français.

En Algérie, certains s’engageaient dans le FLN pour lutter contre l’armée française.Livre écrivain

D’autres s’engageait dans l’OAS, organisation politico-militaire française.

Durant la seconde guerre mondiale, les résistants français luttaient contre l’occupant allemand. Certains français collaboraient avec les tortionnaires nazis.

Pourquoi a-t-il fallu autant d’années pour qualifier de « guerre »  le conflit en Algérie ? Pourquoi nier les tortures infligées au peuple algérien ?

De part et d’autre, des crimes odieux furent commis. Nous dénonçons avec vigueur les tortures des allemands dans les geôles françaises. Que n’a-t-on pas fait en Algérie sitôt la seconde guerre terminée…

Pourquoi les livres d’histoire et les politiques laissent-ils si peu de place à la vérité ? Qu’on explique les faits tels qu’ils se sont déroulés. L’ignorance est mère de trop d’incompréhensions.

Il n’y a pas le bien d’un côté et le mal de l’autre. Peut-on reprocher à des citoyens de résister aux exactions d’un envahisseur ?

Que chacun apporte son éclairage sans passion et les nouvelles générations mieux informées comprendront l’histoire. C’est une façon de désamorcer les rivalités stériles.

Commentaire : apporter des témoignages, dépassionner le débat, donner la parole sont autant de leviers à utiliser pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons.

Réagissez à cet article et faites réagir vos connaissances.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63

 

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Ignorance, incompréhensions, sources de nos maux

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Rahmani (3)

Mémoires gênantes et occultées : les actes de refus dans la guerre d’Algérie

·         Combien furent-ils ? Trois cents ? Trois mille ? Aujourd’hui encore les chiffres sont incertains : gonflés par les opposants à la guerre, minimisés par le pouvoir en place, qui avait intérêt à faire admettre à une opinion déconcertée le bienfondé de l’envoi du contingent en Algérie.

·         Les premières actions d’éclat de refus de soldats du contingent sont vite canalisées. En 1957, dans son ensemble, le contingent est parti pour l’Algérie. En Algérie et en France, les démissions d’officiers sont sévèrement punies. L’action des quarante soldats du refus communistes qui expriment au Président de la République leur refus de porter les armes contre le peuple algérien en lutte est réprimé. Le Tribunal Militaire les envoie en prison, parfois au bagne. En Algérie, la désertion avec emport d’armes, ou le ralliement de soldats au maquis du FLN sont médiatisées par des attributs de traîtrise et de félonie.

·         En France, des civils s’engagent dans la lutte. En 1960, le procès Jeanson signale à l’opinion des oppositions civiles à la guerre, des engagements aux côtés du FLN-France. Leur arrestation, leur exil parfois, les désigne comme fauteurs de troubles à ces “opérations de maintien de l’ordre”, dont l’Etat français mettra trente-sept ans à reconnaître qu’il s’agissait d’une guerre, par décision du Sénat le 10 juin 1999.

 

Hélène Bracco, « Mémoires de la guerre d’Algérie : de la collecte d’interviews à la numérisation des cassettes », Bulletin de liaison des adhérents de l'AFAS [En ligne], 33 | hiver 2008 - printemps 2009, mis en ligne le 01 juin 2008, consulté le 15 février 2013. URL : http://afas.revues.org/1641

 

Commentaire : le travail d’Hélène Bracco sur les protagonistes de la guerre d’Algérie est très intéressant. Il nous aide vraiment à comprendre un conflit qui n’en finit pas d’empoisonner les relations franco-algériennes, trop souvent – malheureusement - par ignorance.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63

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Pas de rupture sous la contrainte.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Harcèlement moral : pas de rupture conventionnelle du contrat de travail sous la contrainte

Publié le 14.02.2013 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Une rupture conventionnelle du contrat de travail intervenant dans un contexte de harcèlement moral n’est pas valable. C’est ce que vient de juger la Cour de cassation dans une récente affaire.

Une salariée, en arrêt maladie pour un état dépressif directement lié à ses conditions de travail et victime de harcèlement moral de la part de l’employeur, avait été amenée à signer une rupture conventionnelle, le jour même où elle avait repris son travail.

Pour les juges, lorsque la rupture conventionnelle intervient dans de telles conditions, le consentement du salarié n’a pas pu être donné librement. Dès lors, cette rupture produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse ouvrant droit à des dommages intérêts.
Commentaire : Attention à tous les actes signés sous la contrainte. La jurisprudence est utile en ce domaine.

Christian Dechartres - écrivain public - www.cd-lmdp.fr - 06.11.48.77.63.

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8 mai 1945 : jour de liesse pour tous ???

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

8 mai 1945, réjouissance pour tous ? Pas vraiment.
 
Le 8 mai 1945 est également la date du début des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, répressions sanglantes des émeutes nationalistes survenues en 1945 dans le département de Constantine en Algérie durant la période coloniale française.
 
Pour fêter la fin des hostilités et la victoire des Alliés sur les forces de l'Axe, des défilés sont organisés le 8 mai, y compris en Algérie, alors département français. Les partis nationalistes algériens, profitant de l'audience particulière donnée à cette journée, décident de rappeler leurs revendications patriotiques par des manifestations.
 
Mais, à Sétif, un policier tire sur un jeune algérien tenant le drapeau algérien et le tue, ce qui déclenche des émeutes. Il y aura parmi les Européens plus de cent morts et autant de blessés.
 
Le nombre des victimes autochtones faites en représailles fait débat. Les autorités françaises de l'époque fixèrent le nombre de tués à 1 165 ; un rapport des services secrets américains à Alger en 1945 notait 17 000 morts et 20 000 blessés ; le gouvernement algérien avance le nombre de 45 000 morts ; alors que suivant les historiens le nombre varie de 6 000/8 000 (Charles-Robert Ageron, Charles-André Julien) à « des milliers de morts ».
 
Commémorée chaque année en Algérie, la date « a servi de référence et de répétition générale à l'insurrection victorieuse de 1954 »2012-10-29 18.28.18.
 
Commentaire : la date du 8 mai 1945 est bien dans les mémoires françaises, mais l’histoire a « omis » cet événement tragique concomitant de la célébration de l’armistice.
 
Christian Dechartres – écrivain public
www.cd-lmdp.fr – 06.11.48.77.63
 
 
 
 
 
 
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Le département 93 existait-il en 1945 ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Voyez ci-dessous la liste des départements français remontant à 1848. Pour les plus jeunes, c'est de l'histoire ancienne. C'est pourtant notre histoire.Livre écrivain


Les départements d'Algérie

Historique:
- 1848 (4 mars) : l'Algérie est considérée comme partie intégrante du territoire français
- 1848 (9 décembre) : les provinces d'Alger, Constantine et Oran deviennent trois départements
- 1902 (24 décembre) : les 6 territoires sahariens, administrés par les 3 départements (2 chacun), forment les Territoires du Sud
- 1905 (14 août) : les Territoires du Sud sont organisés en 4 territoires : Aïn-Sefra, Ghardaïa, Oasis, Touggourt

Code

Département

Préfecture

Sous-préfectures

Superficie (1902)

Création

Suppression

91

Alger

Alger

Aumale
Blida
Médéa
Miliana
Orléansville
Tizi-Ouzou

54 861 km²

09/12/1848

20/05/1957

93

Constantine

Constantine

Batna
Bône
Bougie
Guelma
Philippeville
Sétif

87 578 km²

09/12/1848

20/05/1957

92

Oran

Oran

Mascara
Mostaganem
Sidi-bel-Abbès
Tiaret
Tlemcen

67 262 km²

09/12/1848

20/05/1957

94 

Territoires du Sud

-

-

1 981 750 km²

24/12/1902
(Territoire)

07/08/1957

 

Commentaire : oui, le département 93 existait bien en 1945. L’Algérie comptait quatre départements français depuis 1848. Les numéros 91, 92, 93 & 94 leur avaient été attribués. Cela a pris fin en 1957.

Rien à voir avec nos actuels départements autour de Paris.

Christian Dechartres – écrivain public – www.cd-lmdp.fr– 06.11.48.77.63

 Pour comprendre l'Histoire de notre pays

 

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