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Samuel Paty, trop pédagogue ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Pourquoi est-il mort ?

Parce qu’il a consacré une heure de cours à la liberté d’expression à ses élèves de quatrième. Il cherchait à faire réfléchir les jeunes de sa classe sur le thème - parfois controversé - de la publication de dessins satiriques dans la presse.

 

Que s’est-il réellement passé durant le cours ? Les enquêteurs réunissent des informations, inutile d’échafauder des hypothèses, nous n’étions pas dans la classe.

 

La volonté d’éduquer

Sur le principe, Samuel Paty souhaitait ouvrir l’esprit des élèves au débat sur des sujets sensibles de notre société. Apprendre la contradiction, c’est s’ouvrir au monde, c’est être en capacité de tenir une conversation en défendant un point de vue.

 

Si chaque citoyen campe sur ses positions en n’admettant aucune idée divergente, la vie en communauté devient impossible. Chacun a le droit d’émettre ses idées, d’exprimer ses sentiments face à une information qui fait débat.

 

L’essentiel - pour avancer -, c’est de construire un argumentaire. Cela s’apprend au fil de la vie, tout jeune et encore bien longtemps après.

 

Mort pour avoir enseigné

L’objectif de Samuel Paty était louable lorsqu’il entreprit une telle tâche. Il savait qu’il s’attaquait à un sujet des plus sensibles. Cependant, il n’imaginait pas mettre sa vie en péril.

 

Liberté, éducation, débat

Que la liberté d’expression soit préservée.

Que les professeurs continuent d’éduquer les enfants en leur apprenant le respect de la différence.

Que le débat constructif anime les femmes et les hommes de ce monde.

 

Un professeur peut très bien expliquer « Mein Kampf » sans pour autant adhérer aux thèses nazies. Bien au contraire, c’est en analysant les idées développées dans le livre que l’on peut faire comprendre où les concepts extrémistes conduisent l’humanité.

 

À nous de saisir toutes les occasions pour faire preuve de pédagogie.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Les beaux esprits se rencontrent. » Voltaire

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17 octobre 1961, un massacre passé sous silence

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

À l’automne 61, l’indépendance de l’Algérie semble acquise pour nombre d’observateurs.

La France est fracturée par une décolonisation qui ne dit pas encore son nom.

En métropole, des militants algériens sont assassinés, des policiers le sont également.

Ce 17 octobre, les Maghrébins manifestaient contre le couvre-feu qui leur était imposé ; à eux seuls. La répression policière sous le commandement de Papon sera terrible ; des corps d’Algériens seront jetés dans la Seine.

Le nombre de victimes - au moins cinquante, bien plus selon certaines sources - ne sera jamais connu.

La censure

La jeunesse actuelle ne peut pas imaginer le poids de la censure dans les années soixante. De nombreuses publications relatant tout ou partie des événements seront saisies. Le film « Octobre à Paris » sera interdit. Mais des contenus circulent « sous le manteau ».

 

Les journaux

 

D’aucuns parlent de deux morts ; la faute est rejetée sur les manifestants. Jamais les corps des Algériens jetés dans la Seine ne seront évoqués dans les colonnes des journaux. Le contrôle de l’État est tel que les patrons de presse diffusent des pseudo-infos pour rester dans la ligne directrice du ministère de l’Intérieur. Des journalistes un peu plus avides de vérité relatent des morts, mais limitent leur communication pour éviter la saisie de leurs publications.

Les citoyens français garderont en mémoire la version du préfet de police Maurice Papon. Rappelons que Papon sera inculpé de crimes contre l’humanité en 1983 et 1984.

 

Durant des décennies, les événements du 17 octobre 1961 seront occultés par les instances dirigeantes de notre pays. Nous devons la vérité aux familles des victimes.

 

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« L’homme est de glace aux vérités, il est de feu pour les mensonges. » Jean de la Fontaine, Le statuaire et la statue de Jupiter.

 

 

 

 

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Qui est l’indésirable en société ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

J’entre dans la salle d’attente de mon médecin. Une heure d’attente, c’est habituel. Il prend le temps d’écouter ses patients. Voilà, je vais terminer la lecture de mon livre en cours. Trois personnes sont déjà assises avant moi. Je me cale dans mon siège, en plus d’une heure d’attente j'aurai terminé mon ouvrage. Début de la lecture.

 

Suis-je dans la norme ?

Un bruit étrange me dérange ; je regarde autour de moi, mais je ne parviens pas à identifier l’origine de la nuisance. Tout à coup, je comprends : une femme d’une soixantaine d’années a les yeux rivés sur son téléphone, elle vit complètement l’action. Baisser au couper le son, vous n’y pensez pas. Dois-je rester silencieux ? Non, je ne le peux plus.

« - Madame, allez-vous continuer ainsi ? »

« - Parce que ça vous dérange ? »

« - Ah ! vous pensez que tous les patients peuvent procéder comme vous, c’est-à-dire regarder des vidéos comme vous le feriez en privé ? »

 

Je suis l’indésirable, je dérange

Elle regarde son mari assis à côté d’elle et me jette un coup d’œil avec grand mépris.

Bip… Bip… Bip…

« - Mais vous avez décidé de poursuivre comme si vous étiez seule ? »

« - Mais je reçois des messages ! »

Comme je suis bête, il faut qu’elle puisse regarder et écouter ses vidéos et entendre ses alertes, tout cela sans jamais baisser le son.

 

Désespérant

J’ai tenté de poursuivre la lecture de mon livre, mais vous pensez bien que le cœur et l’attention n’y étaient plus.

Dans cet endroit calme qu’est une salle d’attente, l’intrus, l’emmerdeur, c’était moi puisque je réclamais le silence.

Manipuler son téléphone sans baisser le son dans une salle, c’est la norme. Dire qu’il y a des enquiquineurs - comme moi - pour réclamer le silence !

 

Ce monde est à désespérer. De mois en mois, je vois des comportements qui m’insupportent.

Tous ces gens accrochés à leur téléphone vivent dans une bulle, coupés du reste du monde. Ils deviennent agressifs si jamais vous interrompez leur voyage dans le monde virtuel.

 

Comment stopper l’hécatombe ?

Comment arrêter cette dépendance, cette rupture avec le monde réel ?

Comment recréer des liens sociaux bien réels ?

C’est toute la question dans ce monde où les voix les plus virulentes trouvent un écho quand les plus sensées et les plus calmes sont étouffées.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« J’écoute résonner tout bas le glas de ma jeunesse. » Paul-Jean Toulet, Les Contrerimes.

 

 

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Patrick Modiano – sélection folio après son Nobel en 2014

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Patrick Modiano nous revient avec Chartreuse. C’est l’occasion de revisiter son œuvre. Pour le plaisir, je reviens sur les quatre ouvrages sélectionnés par folio à l’occasion du prix Nobel de 2014.

 

 

Voici les incipit de :

  • Rue des Boutiques Obscures, Prix Goncourt 1978
  • Dora Bruder
  • La place de l’étoile, Prix Roger Nimier et prix Fénéon
  • Un pedigree

 

 

 

Rue des boutiques obscures

Je ne suis rien. Rien qu’une silhouette claire, ce soir-là, à la terrasse d’un café. J’attendais que la pluie s’arrêtât, une averse qui avait commencé de tomber au moment où Hutte me quittait.

 

Dora Bruder

Il y a huit ans, dans un vieux journal, Paris Soir, qui datait du 31 décembre 1941, je suis tombé à la page trois sur une rubrique : « D’hier à aujourd’hui ». Au bas de celle-ci, j’ai lu :

« PARIS

On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, 1 m 55, visage ovale, yeux gris-marron, manteau sport gris, pull-over bordeaux, jupe et chapeau bleu marine, chaussures sport marron. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41 boulevard Ornano, Paris. »

 

La place de l’étoile

C’était le temps où je dissipais mon héritage vénézuélien. Certains ne parlaient plus que de ma belle jeunesse et de mes boucles noires, d’autres m’abreuvaient d’injures. Je relis une dernière fois l’article que me consacra Léon Rabatête, dans un numéro spécial d’Ici la France : « … Jusqu’à quand devrons-nous assister aux frasques de Raphaël Schlemilovitch ? Jusqu’à quand ce juif promènera-t-il impunément ses névroses et ses épilepsies, du Touquet au cap d’Antibes, de La Baule à Aix-les-Bains ? Je pose une dernière fois la question : jusqu’à quand les métèques de son espèce insulteront-ils les fils de France ? Jusqu’à quand faudra-t-il se laver perpétuellement les mains, à cause de la la poisse juive ? … »

 

Un pedigree

Je suis né le 30 juillet 1945, à Boulogne-Billancourt, 11 allée Marguerite, d’un juif et d’une Flamande qui s’étaient connus à Paris sous l’Occupation. J’écris juif, en ignorant ce que le mot signifiait vraiment pour mon père et parce qu’il était mentionné, à l’époque, sur les cartes d’identité. Les périodes de haute turbulence provoquent souvent des rencontres hasardeuses, si bien que je ne me suis jamais senti un fils légitime et encore moins un héritier.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Pour le plaisir de partager la passion de l’écriture.

 

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Yomeji le hérisson - Sa vie de famille

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Une parenthèse pour les enfants ; mais pas interdite aux parents.

 

Après Yomeji - Le déménagement, Joëlle Soyer souhaitait poursuivre le récit de notre compagnon des jardins. C’est chose faite avec Yomeji - Sa vie de famille.

 

 

 

 

Dans ce deuxième volet, les jeunes - ou moins jeunes - découvriront un autre aspect de la vie des hérissons.

Autant vous avertir, ce petit ami des jardiniers n’est pas réputé pour sa fidélité !

 

 

 

 

Sous le mode ludique, vous découvrirez la vie de papa, maman et des petits choupissons.

À la fin du livre, le lecteur trouvera un questionnaire pour parfaire ses connaissances.

 

L’ouvrage : en alternance une page de texte, une page de dessin (illustrations de Nicolas Boisbouvier).

Format 19 x 21 - pages épaisses brillantes ; une parfaite tenue.

* 24 pages

* 8 €.

 

 

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De l’hôpital au podium – Alain Rivière - La réalisation du livre : pourquoi, comment, les dessins.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Alain, vendeur confirmé, remplace son collègue - gérant du second magasin - cinq semaines par an.

 

 

 

 

 

Juillet 1997, les vacances arrivent ; encore quelques photos à livrer. Le feu est vert, Alain passe le carrefour, mais une grosse limousine surgit – son chauffeur a grillé le feu rouge -, Alain écrase le frein, évite le bolide de justesse, il retombe sur son siège.

« J’ai évité le pire », se dit-il.

 

 

 

 

Mais quelques jours plus tard, il perd sa motricité, ne peut plus s’exprimer.

Direction l’hôpital, puis la maison de réadaptation fonctionnelle. Son corps est en partie paralysé, il perd l’usage de la parole.

Que s’est-il donc vraiment produit à ce terrible carrefour ?

 

 

 

Alain souffre d’aphasie, d’hémiplégie ; les séances de réadaptation, de rééducation en centre spécialisé s’enchaînent. Il espère retravailler un jour.

 Le couperet tombe, ce ne sera plus possible.

 

 

 

 

 

 

L’idée de tout abandonner lui passe par la tête. Mais un jour il prend une décision radicale.

Entre le moment où tout s’écroule et celui où il reçoit sa médaille d’or, il lui aura fallu des années de lutte pour sortir la tête de l’eau.

 

 

 

Pour la jeunesse, pour les accidentés, sa réactivité face à l’adversité constitue un exemplequi donnera du courage à ceux qui auraient tendance à baisser les bras quand tout va mal.

Son récit éclaire d’un nouvel espoir ceux qui sombrent dans l’obscurité mentale. Atteindre un objectif, c’est un peu comme toucher le dix au tir.

Alain a réussi une double performance :

  • Sortir d’une situation qui attirerait nombre d’entre nous vers le fond
  • Et monter sur la plus haute marche après des années d’entraînement.

 

 

Le récit de son parcours et sa réaction face aux épreuves encourageront les lecteurs durement éprouvés par la vie.

Ce livre donne également l’occasion de découvrir le tir sportif sous un autre angle. Ce sport requiert une grande concentration, un travail sur la respiration et bien d’autres qualités qui sont pour beaucoup dans le nouvel élan qu’Alain a pris dans la vie.

 

À noter : Alain Rivière a réalisé tous les dessins insérés dans l’ouvrage.

Malgré le handicap qui le touche depuis son accident, il dessine avec sa main valide.

Une preuve de plus que la volonté qui l’habite le pousse à se dépasser à la fois dans le sport et dans les activités culturelles.

 

 

« Cela peut paraître incroyable, mais j’ai retrouvé le goût de la vie une arme à la main. », nous dit l’auteur.

Avec ce texte agrémenté de tous ses dessins, Alain Rivière invite le lecteur à réfléchir au sens de la vie.    Qu’est-ce que le bonheur ?

Une leçon de vie à méditer pour mieux avancer.

 

Livre (15 €) disponible chez l’éditeur : dechartresc@hotmail.com, à la Boîte à Livres de Tours, à la FNAC, chez Crépin-Leblond, à la Ligue de Tir du Centre.

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Les jeux paralympiques : se dépasser.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

 

 

À qui devons-nous ces jeux qui mettent en avant les sportifs handicapés ?

 

Le Docteur Ludwig Guttmann a fui l’Allemagne dans les années trente pour s’installer en Angleterre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a soigné des soldats gravement blessés. Il lui est venu l’idée de leur faire pratiquer du sport pour leur redonner confiance, pour qu’ils ressentent ce sentiment d’autonomie lorsqu’on accomplit une performance.

Les effets furent tels que le Docteur Guttmann organisa les jeux de Stoke Mandeville en parallèle des JO de Londres en 1948.

Les premiers jeux paralympiques se dérouleront en 1960 à Rome. Ludwig Guttmann avait fait naître le handisport. Les athlètes qui concourent aujourd’hui lui doivent beaucoup.

 

 

 

Amélie Le Fur préside le comité paralympique français

 

Véritable ambassadrice de sa discipline, Marie-Amélie Le Fur commence l’athlétisme à 6 ans. Suite à un accident de scooter en 2004, elle doit être amputée et interrompre sa passion pour le métier de sapeur-pompier. Quatre mois seulement après, bien entourée et grâce à son mental, elle reprend la course à l’occasion du tournage d’un téléfilm, pour ne plus s’arrêter et enchaîner les performances au plus haut niveau paralympique, en sprint et longueur.

En 2018, elle devient la nouvelle présidente du Comité Paralympique et Sportif Français en succédant à Emmanuelle ASSMANN.

 

Alain Rivière s’est relevé d’un accident vasculaire grâce au handisport

 

Victime d’un accident dont certains ne se seraient jamais relevés, il a lutté durant de longues années pour accéder à la première marche du podium du championnat de France en tir sportif.

Pour la jeunesse, pour les accidentés, son parcours constitue un bel exemple. Sa réactivité face à l’adversité force le respect.

Alain raconte son expérience dans le livre « De l’hôpital au podium ».

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/monts/le-parcours-d-alain-riviere-de-l-hopital-au-titre-de-champion-de-france 

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Les gens faibles ne distinguent jamais assez ce qu’ils veulent de ce qu’ils voudraient." Paul de Bondy, Cardinal de Retz, Mémoires.

 

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Mai juin 1940 : merci d’avance pour votre contribution

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le contexte

 

Mai 1940 : les panzers de l’armée allemande enfoncent les lignes françaises.

La 9e Armée se replie ; son commandant, le général Giraud - réfugié dans une ferme

à l’écart du Catelet (village de l’Aisne) -, est fait prisonnier le 19 mai.

La veille, le capitaine Kolb s’était rendu aux Allemands dans un café de la commune. C’est après sa capture qu’une histoire incroyable s’enclenche. L’armée allemande progressait à une telle vitesse qu’elle faisait quantité de prisonniers ; elle peinait à gérer tous ces captifs. Alors, le capitaine Kolb est missionné par le commandement de la Whermacht pour conduire une colonne de « Kriegsgefangene » de Vandhuile à Hirson.

 

Jamais dans les témoignages que j’ai recueillis je n’ai entendu pareille histoire. Pour moi, elle reste unique dans les annales de la guerre.

 

J’ai parcouru le trajet de la colonne

 

Au début de ce mois d’août, j’ai parcouru le trajet de la colonne des prisonniers emmenée par Kolb. Je remercie vivement toutes les personnes - habitants, personnels des mairies, associations, passionnés d’histoire… - qui ont bien voulu me répondre dans les villes et villages suivants : Vandhuile, Le Catelet, Beaurevoir, Montbrehain,

Fresnoy-le-Grand, Étaves, Aisonville, Longchamps, Guise, Flavigny, Monceau-sur-Oise, Malzy, Chigny, Englancourt, Erloy, Hirson.

 

Appel à témoignages

 

Le capitaine alsacien Bernard Kolb a noté chaque jour les faits relatifs à la gestion d’une telle colonne de soldats perdus dans cette guerre éclair.

J’ai déjà écrit un livre en 2014 dans lequel j’ai repris le récit de cet officier en charge d’une mission pour le moins improbable. J’ai effectué des recherches aux archives historiques de la défense à Caen pour compléter les informations que je détenais. Je cherche maintenant à étoffer mon récit par des détails qui n’apparaissent pas dans les notes du chef de colonne. Pour nourrir et loger une telle quantité d’hommes, il fallait procéder à des réquisitions. Sur le sujet, les archives des mairies recèlent des détails importants ; les maires se voyaient contraints de prendre des décisions difficiles à faire accepter à la communauté.

 

Toutes les informations que je pourrai recueillir viendront éclairer les lecteurs de mon livre. Ce qui m’importe, c’est de faire comprendre aux nouvelles générations - pas seulement, d’ailleurs - comment la population a réagi à cette invasion, expliquer aussi ce qui se passait en France en mai juin 1940. Les réfugiés partaient par millions. Le gouvernement fuyait vers le sud-ouest. Un certain général appelait à la résistance.

En 2021, cet épisode reste encore bien obscur pour nombre de Français.

 

L’histoire du capitaine Kolb - embastillé dans un camp de Silésie en novembre 1940 - soulève aussi la question des officiers alsaciens et lorrains qui refusaient la nationalité allemande.

 

Merci d’avance à celles et ceux qui m’apporteront leur concours par un détail, une anecdote, une information, un document, un récit d’anciens.

 

Vous pouvez me joindre

 

Christian Dechartres - écrivain public.

 

« Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. » Pascal, Pensées.

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Les jeux paralympiques

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Alain Rivière, victime d’un accident vasculaire, est monté sur la première marche du podium de tir sportif handisport à l’été 2017. De longues années de travail avaient été nécessaires pour arriver à la première place. Il n’oublie pas et remercie tous les acteurs de sa résurrection.

 

Dans son livre De l’hôpital au podium, Alain Rivière évoque l’œuvre du Docteur Ludwig Guttmann à l’origine de la grande aventure paralympique :

 

« Je lève mon verre et porte un toast… « Aux joies de la vie… Au Père des parasports, le Docteur Ludwig Guttmann »

Cet éminent neurologue travaillait à l’Hôpital juif de Breslau lorsqu’il fut obligé de fuir en Angleterre à la fin des années trente. Dans son pays d’adoption, il exerça à l’hôpital de Stoke Mandeville. Inutile de préciser qu’à partir de l’an quarante, ce centre national des blessés de la moelle épinière accueillait de nombreux soldats. Pour ces militaires, cet établissement n’était autre qu’un mouroir. Le rôle des soignants consistait principalement à accompagner les blessés vers la mort. Révolté par cette situation, le docteur Guttmann tenta d’utiliser le sport à des fins thérapeutiques. Il organisa alors la pratique d’activités comme le tir à l’arc, le basket ou le polo. Un programme de réhabilitation chargé de redonner aux soldats blessés, autonomie, confiance et estime de soi. Des sentiments nécessaires pour recouvrer goût à la vie ! Les effets furent spectaculaires. Ces hommes retrouvèrent une place dans la société… Handisport était né.

Quelle qu’en soit la cause, l’événement violent broie l’infortuné. Le drame laisse des cicatrices, des séquelles. Et, dans la nuit abyssale d’un malstrom d’idées noires, le malheureux se débat avec son corps mutilé.

« Tout ce qui ne tue pas rend plus fort ! », prétendait Nietzsche. »

Après la guerre, le Docteur Ludwig GUTTMANN (1899/1980) poursuivit son œuvre… Ce pionnier organisa, en parallèle des J. O. de Londres en 1948, les Jeux de Stoke Mandeville… C’était le début de la grande aventure paralympique ! Cette compétition fut renouvelée en 1952 (plus 130 participants internationaux) et en 1956 avec la reconnaissance du C I O. En 1960 eurent lieu les premiers Jeux Paralympiques à Rome. À cette occasion le Pape Jean XXIII nomma le médecin « Le de Coubertin des Paralysés ». Ce qui lui valut d’être surnommé également… « Le Père des Para-Sports » !

 

Alain Rivière rend hommage au Docteur Guttmann sans qui il ne serait jamais monté sur la première marche du podium de tir sportif handisport en 2017.

 

Revivez la renaissance d’Alain en lisant son livre De l’hôpital au podium :

 

https://www.leslibraires.fr/recherche/?q=De+l%27hôpital+au+podium

 

https://www.crepin-leblond.fr/techniques-de-tir/6381-de-l-hopital-au-podium-renaitre-grace-au-sport-9782954655840.html

 

https://fr.shopping.rakuten.com/offer?action=desc&aid=8251417488&productid=6655341658

 

Christian Dechartres - écrivain public - éditeur -

http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

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« SUR L’EAU » de Guy de Maupassant

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le texte de la nouvelle a paru dans « Les Lettres et les Arts » de février à avril 1888. En juin de la même année, l’éditeur Marpon et Flammarion font paraître Sur l’Eau en librairie.

 

J’ai trouvé dans le texte quelques extraits remarquables.

 

* Car la pensée de l’homme est immobile.

Les limites précises, proches, infranchissables, une fois atteintes, elle tourne comme un cheval dans un cirque, comme une mouche dans une bouteille fermée, voletant jusqu’aux parois où elle se heurte toujours.

 

  • Les hommes de guerre sont les fléaux du monde. Nous luttons contre la nature, l’ignorance, contre les obstacles de toutes sortes, pour rendre moins dure notre misérable vie. Des hommes, des bienfaiteurs, des savants usent leur existence à travailler, à chercher ce qui peut aider, ce qui peut secourir, ce qui peut soulager leurs frères.
  • L’inventeur de la brouette n’a-t-il pas plus fait pour l’homme, par cette simple et pratique idée d’ajuster une roue à deux bâtons, que l’inventeur des fortifications modernes ?

 

À propos de la vie de l’écrivain qui n’est pas à envier selon lui :

* En lui aucun sentiment simple n’existe. Tout ce qu’il voit, ses joies, ses plaisirs, ses souffrances, ses désespoirs, deviennent instantanément des sujets d’observation. Il analyse malgré tout, malgré lui, sans fin, les cœurs, les visages, les gestes, les intonations.

 

Maupassant avait une répugnance pour le mariage ; la preuve :

* Un grand rassemblement se tenait devant l’église. On mariait là-dedans. Un prêtre autorisait en latin, avec une gravité pontificale, l’acte animal, solennel et comique qui agite si fort les hommes, les fait tant rire, tant souffrir, tant pleurer. Les familles, selon l’usage, avaient invité tous leurs parents et tous leurs amis à ce service funèbre de l’innocence d’une jeune fille, à ce spectacle inconvenant et pieux des conseils ecclésiastiques précédant ceux de la mère et de la bénédiction publique, donnée à ce qu’on voile d’ordinaire avec tant de pudeur et de souci.

 

De l’activité de l’esprit dans nombre de réunions :

* Il ne faut jamais tenir à une foule le langage de la raison pure. C’est seulement à ses passions, à ses sentiments et à ses intérêts apparents qu’il faut s’adresser.

 

À propos de la misère des plumitifs, il cite Jules Vallès :

* À tous ceux qui, nourris de grec et de latin, sont morts de faim.

 

Le lecteur ne s’attend pas à de tels propos dans cette nouvelle.

 

Christian Dechartres - écrivain public - (édite pour certains clients)- http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

 

 

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