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Patrick Modiano – sélection folio après son Nobel en 2014

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Patrick Modiano nous revient avec Chartreuse. C’est l’occasion de revisiter son œuvre. Pour le plaisir, je reviens sur les quatre ouvrages sélectionnés par folio à l’occasion du prix Nobel de 2014.

 

 

Voici les incipit de :

  • Rue des Boutiques Obscures, Prix Goncourt 1978
  • Dora Bruder
  • La place de l’étoile, Prix Roger Nimier et prix Fénéon
  • Un pedigree

 

 

 

Rue des boutiques obscures

Je ne suis rien. Rien qu’une silhouette claire, ce soir-là, à la terrasse d’un café. J’attendais que la pluie s’arrêtât, une averse qui avait commencé de tomber au moment où Hutte me quittait.

 

Dora Bruder

Il y a huit ans, dans un vieux journal, Paris Soir, qui datait du 31 décembre 1941, je suis tombé à la page trois sur une rubrique : « D’hier à aujourd’hui ». Au bas de celle-ci, j’ai lu :

« PARIS

On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, 1 m 55, visage ovale, yeux gris-marron, manteau sport gris, pull-over bordeaux, jupe et chapeau bleu marine, chaussures sport marron. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41 boulevard Ornano, Paris. »

 

La place de l’étoile

C’était le temps où je dissipais mon héritage vénézuélien. Certains ne parlaient plus que de ma belle jeunesse et de mes boucles noires, d’autres m’abreuvaient d’injures. Je relis une dernière fois l’article que me consacra Léon Rabatête, dans un numéro spécial d’Ici la France : « … Jusqu’à quand devrons-nous assister aux frasques de Raphaël Schlemilovitch ? Jusqu’à quand ce juif promènera-t-il impunément ses névroses et ses épilepsies, du Touquet au cap d’Antibes, de La Baule à Aix-les-Bains ? Je pose une dernière fois la question : jusqu’à quand les métèques de son espèce insulteront-ils les fils de France ? Jusqu’à quand faudra-t-il se laver perpétuellement les mains, à cause de la la poisse juive ? … »

 

Un pedigree

Je suis né le 30 juillet 1945, à Boulogne-Billancourt, 11 allée Marguerite, d’un juif et d’une Flamande qui s’étaient connus à Paris sous l’Occupation. J’écris juif, en ignorant ce que le mot signifiait vraiment pour mon père et parce qu’il était mentionné, à l’époque, sur les cartes d’identité. Les périodes de haute turbulence provoquent souvent des rencontres hasardeuses, si bien que je ne me suis jamais senti un fils légitime et encore moins un héritier.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Pour le plaisir de partager la passion de l’écriture.

 

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Yomeji le hérisson - Sa vie de famille

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Une parenthèse pour les enfants ; mais pas interdite aux parents.

 

Après Yomeji - Le déménagement, Joëlle Soyer souhaitait poursuivre le récit de notre compagnon des jardins. C’est chose faite avec Yomeji - Sa vie de famille.

 

 

 

 

Dans ce deuxième volet, les jeunes - ou moins jeunes - découvriront un autre aspect de la vie des hérissons.

Autant vous avertir, ce petit ami des jardiniers n’est pas réputé pour sa fidélité !

 

 

 

 

Sous le mode ludique, vous découvrirez la vie de papa, maman et des petits choupissons.

À la fin du livre, le lecteur trouvera un questionnaire pour parfaire ses connaissances.

 

L’ouvrage : en alternance une page de texte, une page de dessin (illustrations de Nicolas Boisbouvier).

Format 19 x 21 - pages épaisses brillantes ; une parfaite tenue.

* 24 pages

* 8 €.

 

 

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De l’hôpital au podium – Alain Rivière - La réalisation du livre : pourquoi, comment, les dessins.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Alain, vendeur confirmé, remplace son collègue - gérant du second magasin - cinq semaines par an.

 

 

 

 

 

Juillet 1997, les vacances arrivent ; encore quelques photos à livrer. Le feu est vert, Alain passe le carrefour, mais une grosse limousine surgit – son chauffeur a grillé le feu rouge -, Alain écrase le frein, évite le bolide de justesse, il retombe sur son siège.

« J’ai évité le pire », se dit-il.

 

 

 

 

Mais quelques jours plus tard, il perd sa motricité, ne peut plus s’exprimer.

Direction l’hôpital, puis la maison de réadaptation fonctionnelle. Son corps est en partie paralysé, il perd l’usage de la parole.

Que s’est-il donc vraiment produit à ce terrible carrefour ?

 

 

 

Alain souffre d’aphasie, d’hémiplégie ; les séances de réadaptation, de rééducation en centre spécialisé s’enchaînent. Il espère retravailler un jour.

 Le couperet tombe, ce ne sera plus possible.

 

 

 

 

 

 

L’idée de tout abandonner lui passe par la tête. Mais un jour il prend une décision radicale.

Entre le moment où tout s’écroule et celui où il reçoit sa médaille d’or, il lui aura fallu des années de lutte pour sortir la tête de l’eau.

 

 

 

Pour la jeunesse, pour les accidentés, sa réactivité face à l’adversité constitue un exemplequi donnera du courage à ceux qui auraient tendance à baisser les bras quand tout va mal.

Son récit éclaire d’un nouvel espoir ceux qui sombrent dans l’obscurité mentale. Atteindre un objectif, c’est un peu comme toucher le dix au tir.

Alain a réussi une double performance :

  • Sortir d’une situation qui attirerait nombre d’entre nous vers le fond
  • Et monter sur la plus haute marche après des années d’entraînement.

 

 

Le récit de son parcours et sa réaction face aux épreuves encourageront les lecteurs durement éprouvés par la vie.

Ce livre donne également l’occasion de découvrir le tir sportif sous un autre angle. Ce sport requiert une grande concentration, un travail sur la respiration et bien d’autres qualités qui sont pour beaucoup dans le nouvel élan qu’Alain a pris dans la vie.

 

À noter : Alain Rivière a réalisé tous les dessins insérés dans l’ouvrage.

Malgré le handicap qui le touche depuis son accident, il dessine avec sa main valide.

Une preuve de plus que la volonté qui l’habite le pousse à se dépasser à la fois dans le sport et dans les activités culturelles.

 

 

« Cela peut paraître incroyable, mais j’ai retrouvé le goût de la vie une arme à la main. », nous dit l’auteur.

Avec ce texte agrémenté de tous ses dessins, Alain Rivière invite le lecteur à réfléchir au sens de la vie.    Qu’est-ce que le bonheur ?

Une leçon de vie à méditer pour mieux avancer.

 

Livre (15 €) disponible chez l’éditeur : dechartresc@hotmail.com, à la Boîte à Livres de Tours, à la FNAC, chez Crépin-Leblond, à la Ligue de Tir du Centre.

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Les jeux paralympiques : se dépasser.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

 

 

À qui devons-nous ces jeux qui mettent en avant les sportifs handicapés ?

 

Le Docteur Ludwig Guttmann a fui l’Allemagne dans les années trente pour s’installer en Angleterre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a soigné des soldats gravement blessés. Il lui est venu l’idée de leur faire pratiquer du sport pour leur redonner confiance, pour qu’ils ressentent ce sentiment d’autonomie lorsqu’on accomplit une performance.

Les effets furent tels que le Docteur Guttmann organisa les jeux de Stoke Mandeville en parallèle des JO de Londres en 1948.

Les premiers jeux paralympiques se dérouleront en 1960 à Rome. Ludwig Guttmann avait fait naître le handisport. Les athlètes qui concourent aujourd’hui lui doivent beaucoup.

 

 

 

Amélie Le Fur préside le comité paralympique français

 

Véritable ambassadrice de sa discipline, Marie-Amélie Le Fur commence l’athlétisme à 6 ans. Suite à un accident de scooter en 2004, elle doit être amputée et interrompre sa passion pour le métier de sapeur-pompier. Quatre mois seulement après, bien entourée et grâce à son mental, elle reprend la course à l’occasion du tournage d’un téléfilm, pour ne plus s’arrêter et enchaîner les performances au plus haut niveau paralympique, en sprint et longueur.

En 2018, elle devient la nouvelle présidente du Comité Paralympique et Sportif Français en succédant à Emmanuelle ASSMANN.

 

Alain Rivière s’est relevé d’un accident vasculaire grâce au handisport

 

Victime d’un accident dont certains ne se seraient jamais relevés, il a lutté durant de longues années pour accéder à la première marche du podium du championnat de France en tir sportif.

Pour la jeunesse, pour les accidentés, son parcours constitue un bel exemple. Sa réactivité face à l’adversité force le respect.

Alain raconte son expérience dans le livre « De l’hôpital au podium ».

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/monts/le-parcours-d-alain-riviere-de-l-hopital-au-titre-de-champion-de-france 

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Les gens faibles ne distinguent jamais assez ce qu’ils veulent de ce qu’ils voudraient." Paul de Bondy, Cardinal de Retz, Mémoires.

 

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Mai juin 1940 : merci d’avance pour votre contribution

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le contexte

 

Mai 1940 : les panzers de l’armée allemande enfoncent les lignes françaises.

La 9e Armée se replie ; son commandant, le général Giraud - réfugié dans une ferme

à l’écart du Catelet (village de l’Aisne) -, est fait prisonnier le 19 mai.

La veille, le capitaine Kolb s’était rendu aux Allemands dans un café de la commune. C’est après sa capture qu’une histoire incroyable s’enclenche. L’armée allemande progressait à une telle vitesse qu’elle faisait quantité de prisonniers ; elle peinait à gérer tous ces captifs. Alors, le capitaine Kolb est missionné par le commandement de la Whermacht pour conduire une colonne de « Kriegsgefangene » de Vandhuile à Hirson.

 

Jamais dans les témoignages que j’ai recueillis je n’ai entendu pareille histoire. Pour moi, elle reste unique dans les annales de la guerre.

 

J’ai parcouru le trajet de la colonne

 

Au début de ce mois d’août, j’ai parcouru le trajet de la colonne des prisonniers emmenée par Kolb. Je remercie vivement toutes les personnes - habitants, personnels des mairies, associations, passionnés d’histoire… - qui ont bien voulu me répondre dans les villes et villages suivants : Vandhuile, Le Catelet, Beaurevoir, Montbrehain,

Fresnoy-le-Grand, Étaves, Aisonville, Longchamps, Guise, Flavigny, Monceau-sur-Oise, Malzy, Chigny, Englancourt, Erloy, Hirson.

 

Appel à témoignages

 

Le capitaine alsacien Bernard Kolb a noté chaque jour les faits relatifs à la gestion d’une telle colonne de soldats perdus dans cette guerre éclair.

J’ai déjà écrit un livre en 2014 dans lequel j’ai repris le récit de cet officier en charge d’une mission pour le moins improbable. J’ai effectué des recherches aux archives historiques de la défense à Caen pour compléter les informations que je détenais. Je cherche maintenant à étoffer mon récit par des détails qui n’apparaissent pas dans les notes du chef de colonne. Pour nourrir et loger une telle quantité d’hommes, il fallait procéder à des réquisitions. Sur le sujet, les archives des mairies recèlent des détails importants ; les maires se voyaient contraints de prendre des décisions difficiles à faire accepter à la communauté.

 

Toutes les informations que je pourrai recueillir viendront éclairer les lecteurs de mon livre. Ce qui m’importe, c’est de faire comprendre aux nouvelles générations - pas seulement, d’ailleurs - comment la population a réagi à cette invasion, expliquer aussi ce qui se passait en France en mai juin 1940. Les réfugiés partaient par millions. Le gouvernement fuyait vers le sud-ouest. Un certain général appelait à la résistance.

En 2021, cet épisode reste encore bien obscur pour nombre de Français.

 

L’histoire du capitaine Kolb - embastillé dans un camp de Silésie en novembre 1940 - soulève aussi la question des officiers alsaciens et lorrains qui refusaient la nationalité allemande.

 

Merci d’avance à celles et ceux qui m’apporteront leur concours par un détail, une anecdote, une information, un document, un récit d’anciens.

 

Vous pouvez me joindre

 

Christian Dechartres - écrivain public.

 

« Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. » Pascal, Pensées.

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Les jeux paralympiques

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Alain Rivière, victime d’un accident vasculaire, est monté sur la première marche du podium de tir sportif handisport à l’été 2017. De longues années de travail avaient été nécessaires pour arriver à la première place. Il n’oublie pas et remercie tous les acteurs de sa résurrection.

 

Dans son livre De l’hôpital au podium, Alain Rivière évoque l’œuvre du Docteur Ludwig Guttmann à l’origine de la grande aventure paralympique :

 

« Je lève mon verre et porte un toast… « Aux joies de la vie… Au Père des parasports, le Docteur Ludwig Guttmann »

Cet éminent neurologue travaillait à l’Hôpital juif de Breslau lorsqu’il fut obligé de fuir en Angleterre à la fin des années trente. Dans son pays d’adoption, il exerça à l’hôpital de Stoke Mandeville. Inutile de préciser qu’à partir de l’an quarante, ce centre national des blessés de la moelle épinière accueillait de nombreux soldats. Pour ces militaires, cet établissement n’était autre qu’un mouroir. Le rôle des soignants consistait principalement à accompagner les blessés vers la mort. Révolté par cette situation, le docteur Guttmann tenta d’utiliser le sport à des fins thérapeutiques. Il organisa alors la pratique d’activités comme le tir à l’arc, le basket ou le polo. Un programme de réhabilitation chargé de redonner aux soldats blessés, autonomie, confiance et estime de soi. Des sentiments nécessaires pour recouvrer goût à la vie ! Les effets furent spectaculaires. Ces hommes retrouvèrent une place dans la société… Handisport était né.

Quelle qu’en soit la cause, l’événement violent broie l’infortuné. Le drame laisse des cicatrices, des séquelles. Et, dans la nuit abyssale d’un malstrom d’idées noires, le malheureux se débat avec son corps mutilé.

« Tout ce qui ne tue pas rend plus fort ! », prétendait Nietzsche. »

Après la guerre, le Docteur Ludwig GUTTMANN (1899/1980) poursuivit son œuvre… Ce pionnier organisa, en parallèle des J. O. de Londres en 1948, les Jeux de Stoke Mandeville… C’était le début de la grande aventure paralympique ! Cette compétition fut renouvelée en 1952 (plus 130 participants internationaux) et en 1956 avec la reconnaissance du C I O. En 1960 eurent lieu les premiers Jeux Paralympiques à Rome. À cette occasion le Pape Jean XXIII nomma le médecin « Le de Coubertin des Paralysés ». Ce qui lui valut d’être surnommé également… « Le Père des Para-Sports » !

 

Alain Rivière rend hommage au Docteur Guttmann sans qui il ne serait jamais monté sur la première marche du podium de tir sportif handisport en 2017.

 

Revivez la renaissance d’Alain en lisant son livre De l’hôpital au podium :

 

https://www.leslibraires.fr/recherche/?q=De+l%27hôpital+au+podium

 

https://www.crepin-leblond.fr/techniques-de-tir/6381-de-l-hopital-au-podium-renaitre-grace-au-sport-9782954655840.html

 

https://fr.shopping.rakuten.com/offer?action=desc&aid=8251417488&productid=6655341658

 

Christian Dechartres - écrivain public - éditeur -

http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

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« SUR L’EAU » de Guy de Maupassant

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le texte de la nouvelle a paru dans « Les Lettres et les Arts » de février à avril 1888. En juin de la même année, l’éditeur Marpon et Flammarion font paraître Sur l’Eau en librairie.

 

J’ai trouvé dans le texte quelques extraits remarquables.

 

* Car la pensée de l’homme est immobile.

Les limites précises, proches, infranchissables, une fois atteintes, elle tourne comme un cheval dans un cirque, comme une mouche dans une bouteille fermée, voletant jusqu’aux parois où elle se heurte toujours.

 

  • Les hommes de guerre sont les fléaux du monde. Nous luttons contre la nature, l’ignorance, contre les obstacles de toutes sortes, pour rendre moins dure notre misérable vie. Des hommes, des bienfaiteurs, des savants usent leur existence à travailler, à chercher ce qui peut aider, ce qui peut secourir, ce qui peut soulager leurs frères.
  • L’inventeur de la brouette n’a-t-il pas plus fait pour l’homme, par cette simple et pratique idée d’ajuster une roue à deux bâtons, que l’inventeur des fortifications modernes ?

 

À propos de la vie de l’écrivain qui n’est pas à envier selon lui :

* En lui aucun sentiment simple n’existe. Tout ce qu’il voit, ses joies, ses plaisirs, ses souffrances, ses désespoirs, deviennent instantanément des sujets d’observation. Il analyse malgré tout, malgré lui, sans fin, les cœurs, les visages, les gestes, les intonations.

 

Maupassant avait une répugnance pour le mariage ; la preuve :

* Un grand rassemblement se tenait devant l’église. On mariait là-dedans. Un prêtre autorisait en latin, avec une gravité pontificale, l’acte animal, solennel et comique qui agite si fort les hommes, les fait tant rire, tant souffrir, tant pleurer. Les familles, selon l’usage, avaient invité tous leurs parents et tous leurs amis à ce service funèbre de l’innocence d’une jeune fille, à ce spectacle inconvenant et pieux des conseils ecclésiastiques précédant ceux de la mère et de la bénédiction publique, donnée à ce qu’on voile d’ordinaire avec tant de pudeur et de souci.

 

De l’activité de l’esprit dans nombre de réunions :

* Il ne faut jamais tenir à une foule le langage de la raison pure. C’est seulement à ses passions, à ses sentiments et à ses intérêts apparents qu’il faut s’adresser.

 

À propos de la misère des plumitifs, il cite Jules Vallès :

* À tous ceux qui, nourris de grec et de latin, sont morts de faim.

 

Le lecteur ne s’attend pas à de tels propos dans cette nouvelle.

 

Christian Dechartres - écrivain public - (édite pour certains clients)- http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

 

 

 

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De l’hôpital au podium – Alain Rivière

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Juillet 1997 : le feu est vert, Alain passe le carrefour, mais une grosse limousine surgit – son chauffeur a grillé le feu rouge -, Alain écrase le frein, évite le bolide de justesse, il retombe sur son siège.

« J’ai évité le pire », se dit-il.

Mais quelques jours plus tard, il perd sa motricité, ne peut plus s’exprimer.

Direction l’hôpital, puis la maison de réadaptation fonctionnelle. Son corps est en partie paralysé, il perd l’usage de la parole.

Que s’est-il donc vraiment produit à ce terrible carrefour ?

Alain souffre d’aphasie, d’hémiplégie ; les séances de réadaptation, de rééducation en centre spécialisé s’enchaînent. Il espère retravailler un jour. Le couperet tombe, ce ne sera plus possible.

> L’idée de tout abandonner lui passe par la tête. Mais un jour il prend une décision radicale.

Entre le moment où tout s’écroule et celui où il reçoit sa médaille d’or, il lui aura fallu des années de lutte pour sortir la tête de l’eau.

Pour la jeunesse, pour les accidentés, sa réactivité face à l’adversité constitue un exemplequi donnera du courage à ceux qui auraient tendance à baisser les bras quand tout va mal.

Son récit éclaire d’un nouvel espoir ceux qui sombrent dans l’obscurité mentale. Atteindre un objectif, c’est un peu comme toucher le dix au tir.

Alain a réussi une double performance

  • Sortir d’une situation qui attirerait nombre d’entre nous vers le fond
  • Et monter sur la plus haute marche après des années d’entraînement.

Le récit de son parcours et sa réaction face aux épreuves encourageront les lecteurs durement éprouvés par la vie.

Ce livre donne également l’occasion de découvrir le tir sportif sous un autre angle. Ce sport requiert une grande concentration, un travail sur la respiration et bien d’autres qualités qui sont pour beaucoup dans le nouvel élan qu’Alain a pris dans la vie.

À noter : Alain Rivière a réalisé tous les dessins insérés dans l’ouvrage.

Livre disponible à "La Boîte à Livres" à Tours : https://www.boitealivres.com

En direct chez l'éditeur : dechartresc@hotmail.com / 06 11 48 77 63

Christian Dechartres LMDP – éditeur du livre « De l’hôpital au podium » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ;

Polissez-le sans cesse et le repolissez. »

Boileau

 

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« Les enfants sont rois » de Delphine de Vigan

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Vivre pour être vu, d’aucuns n’existent que dans cette manière d’être.

Quand des parents exposent leurs enfants sur des réseaux pour en tirer profit, ils détruisent à jamais des années de développement harmonieux.

Arrivés à l’âge adulte, ces enfants mesurent tout le mal qui leur a été fait. Certains n’hésitent pas à attaquer leurs parents en justice.

 

Quelques extraits de l’ouvrage :

 

Sur la dépendance aux émissions de téléréalité :

« La sensation de vide qu’elle éprouvait sans pouvoir la décrire, une forme d’inquiétude peut-être, ou la crainte que sa vie lui échappe, une sensation qui creusait parfois à l’intérieur de son ventre comme un puits étroit mais sans fond, ne s’apaisait que lorsqu’elle s’installait face au petit écran. »

 

Le bonheur d’un enfant ne se mesure pas à la quantité de cadeaux :

« – Que peuvent désirer des enfants qui ont tout ?

– Quel genre d’enfants vivent ainsi, ensevelis sous une avalanche de jouets, qu’ils n’ont même pas eu le temps de désirer ? »

 

De la prise de conscience de la stupidité :

« Mélanie relut les commentaires plusieurs fois. Elle se sentait flattée. Récompensée.

Lorsqu’elle s’en rendit compte, elle fut envahie par un sentiment de dégoût. Oui, elle se dégoûtait. »

 

Nous sommes nombreux à nous offusquer de l’intrusion dans notre vie privée quand d’autres livrent tout en public :

« Mais Big Brother n’avait pas eu besoin de s’imposer. Big Brother avait été accueilli les bras ouverts et le cœur affamé de likes, et chacun avait accepté d’être son propre bourreau. »

 

Ces enfants livrés en pâturage aux réseaux perdent tous leurs repères :

« – Comment se faire des amis quand on ne partage rien de leur vie et qu’ils regardent la nôtre à travers un écran ? On était seuls. On était à part. … Mais ce n’est pas le pire. Le pire, c’est que nulle part on n’était à l’abri. Nulle part hors de sa portée. »

 

L’ouvrage de Delphine de Vigan nous fait prendre conscience des dérives toujours plus dangereuses de notre société. Nombre de nos concitoyens ne mesurent pas les conséquences de leurs actes. Les enfants paient un lourd tribut.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Enfant, vous êtes l’aube et mon âme est la plaine. » Victor Hugo

 

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Avez-vous tenté de lire des pages d’écriture inclusive ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Dominique Bona - Académie française - déclarait au magazine Lire : « Je suis tout à fait favorable à la féminisation telle qu’acceptée par l’académie. Je suis plus tempérée sur l’écriture inclusive, qui y est bannie. C’est une position un peu sévère, peut-être : l’académie l’a condamnée, craignant qu’elle ne soit un frein à une bonne lecture ou une bonne écriture. De nos jours, le français est difficilement enseigné, et il est inutile de compliquer les choses.

 

L’écriture inclusive reste inutilisable pour écrire – j’ai essayé – ou lire une lettre, un article, un roman. C’est lourd, ça hache le texte. »

 

Avez-vous essayé de lire quelques lignes d’un texte en écriture inclusive ?

L’œil survole les mots pour les interpréter rapidement. Un bon lecteur avance vite, le cerveau interprète instantanément les mots qu’il reconnaît.

Dès lors qu’il s’agit de cette écriture censée respecter le genre féminin, la lecture devient un chemin de croix.

Respecter la féminité, donner des droits aux femmes, leur faciliter la « vie » dans notre société parfois phallocrate, je suis complètement pour ; mais ce n’est pas l’écriture inclusive qui fera avancer leurs droits. C’est par des gestes et des actes forts que nous aiderons les femmes dans leur quotidien.

 

L’écriture inclusive complique un peu plus l’apprentissage des petits Français déjà en fond de classement. Des statistiques récentes révélaient une baisse de la lecture chez les jeunes. Alors encourageons-les avec de beaux textes bien écrits ; mais sans obstacles supplémentaires.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://cd-lmdp.fr https://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Avant donc que d’écrire, apprenez à penser. » Boileau.

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