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Les horreurs sémantiques de la pandémie

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Sur les plateaux de télévision ou sur les ondes radiophoniques, de nombreux invités viennent commenter les mesures prises pour lutter contre la pandémie du COVID-19.

Nous assistons à l’emploi de mots dans une acception totalement décalée.

 

Il est bon, je crois, de rappeler la définition des mots « Quarantaine » et « Quatorzaine ».

Que nous dit l’Académie ?

 

La quarantaine :

Quarantaine d’observation ou, simplement, quarantaine, isolement imposé par les autorités sanitaires aux occupants et aux marchandises d’un navire arrivant d’une zone d’épidémie.

La mise en quarantaine, à bord du bateau ou dans un lazaret, durait à l’origine quarante jours. Lever la quarantaine. Pavillon de quarantaine, pavillon jaune, hissé autrefois pour signaler que le navire ne pouvait communiquer avec l’extérieur, et qui indique aujourd’hui que les conditions sanitaires à bord sont bonnes.

Par extension. Mise à l’écart temporaire d’une personne, d’un animal, d’une marchandise ou d’un véhicule présentant pour le pays qui les accueille un danger d’ordre sanitaire.

Dans le mot « quarantaine », il faut retenir qu’il n’y a plus cette notion de 40 jours ; c’est le sens de mise à l’écart qui est maintenant retenu.

 

La quatorzaine :

T. de Pratique ancienne. L’espace de quatorze jours qui s’observait de l’une à l’autre des quatre criées des biens saisis réellement. Les criées se faisaient par quatre dimanches, de quatorzaine en quatorzaine.

La quatorzaine n’a jamais été un terme médical.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

Le langage sert de support à la pensée. Mais la dégradation du français courant devient un handicap dans les échanges sociétaux. L’utilisation de mots dont l’auteur imagine la définition crée des situations ubuesques : des journalistes, des politiques - des médecins en ce moment -, lancent de nouveaux termes dont seul l’auteur connaît la signification. Comme ces vocables n’ont pas de définition – puisqu’ils n’existent pas – les « auditeurs » les interprètent chacun à leur façon. Il serait temps de se reprendre.

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« Indignation » de Philip Roth

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Les bonnes lectures du confinement

 

Avec ce roman d’apprentissage, Philip Roth (1933-2018) poursuit son analyse de l’histoire de l’Amérique – celle des années cinquante, des tabous et des frustrations sexuelles – et de son impact sur la vie d’un homme jeune, isolé, vulnérable.

 

Nous sommes en 1951, deuxième année de la guerre de Corée. Marcus, jeune homme de 19 ans d’origine juive, poursuit ses études au Winesburg Collège… Inconnu, embûches, surprises…

 

Voici quelques extraits :

 

Marcus a travaillé à la boucherie paternelle avant ses études

…bien résolu à m’en tenir à la leçon que mon père m’avait apprise à la boucherie : ouvre le trou du cul avec un couteau, engage la main, attrape les viscères, tire dessus et sors-les. Écœurant, dégoûtant, mais il fallait que ce soit fait.

 

La guerre de Corée sévissait depuis juin 1950

Quand j’arrivai à Winesburg, en septembre, celui qui le remplaçait, le général Ridgway, en était aux premiers stades difficiles des négociations d’armistice avec une délégation communiste de Corée du Nord, et la guerre donnait l’impression de pouvoir durer des années, avec encore des dizaines de milliers d’Américains tués, blessés, et faits prisonniers.

 

Marcus ne comprenait rien du monde

Je ne comprenais pas Elwyn, je ne comprenais pas Flusser, je ne comprenais pas mon père, je ne comprenais pas Olivia – je ne comprenais rien à rien ni à personne.

 

Il veut exister sans croyances impossibles à prouver

« Je n’ai pas besoin des sermons des moralistes professionnels pour me dicter ma conduite. Je n’ai certainement pas besoin d’un Dieu pour cela. »

 

Et si je cessais de me rendre dingue pour tout…

Caudwel avait raison, où que tu ailles, il y aura toujours quelque chose qui te rendra dingue – ton père, tes coturnes, l’obligation d’assister quarante fois à l’office religieux.

 

Comment ne pas blesser ?

Je ne fis rien – ce qui veut dire que je fis exactement ce qu’il ne faut pas faire. Une fois de plus.

 

Les autres sont fous

…et voilà que tout d’un coup il va livrer ses commandes comme si tout le monde sur la route était fou sauf lui.

 

S’apitoyer sur celui que l’on déteste ?

Avec Elwyn, c’était la première fois que je voyais mourir quelqu’un que je détestais. Fallait-il que j’arrête de le détester pour me mettre à le pleurer ?

 

À qui se confier ?

Mais il n’y a personne à qui parler ; il n’y a que moi-même à qui je puisse m’adresser pour parler de mon innocence, de mes explosions, de ma candeur, et de l’extrême brièveté de mon bonheur dans la première année ou j’atteignis pour de vrai l’âge d’homme, qui fut aussi la dernière de ma vie.

 

Prendre conscience

Quatre mille jeunes gens comme vous, morts, estropiés et blessés, entre le jour où nous avons battu Bowling Green et celui où nous avons déboulonné la UWV… vous avez de la chance… vous êtes privilégiés…

 

Un bilan effroyable

Dans la seule compagnie du soldat Messner, douze hommes sur deux cents seulement survécurent, dont pas un qui ne fût en larmes ou à moitié fou, y compris le capitaine de vingt-quatre ans qui les commandait, dont la figure a été écrasée par la crosse d’un fusil balancé comme une batte de base-ball.

 

Avec des « si seulement », on referait le monde

Oui, si seulement si et si seulement ça, nous serions tous ensemble et vivants pour toujours et tout irait le mieux du monde. Si seulement son père, si seulement Flusser, si seulement Elwyn…

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

Parmi les nombreux ouvrages de Philip Roth, citons La tache – sur fond d’affaire Lewinski - adapté au cinéma sous le titre La couleur du mensonge admirablement interprété par Nicole Kidman et Anthony Hopkins.

 

La liste des œuvres est longue : Pastorale américaine, J’ai épousé un communiste, Le complot contre l’Amérique…

 

 

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Port du masque : des paroles malheureuses

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Depuis le début de la crise, les spécialistes répondent invariablement aux auditeurs, aux téléspectateurs :

  • Sur la durée de vie du Coronavirus, on ne sait pas trop…

  • Sur le mode de transmission, nous avons moult incertitudes.

Les scientifiques tâtonnent, chacun de nous peut aisément le comprendre. Le virus nous arrive, il est nouveau, nous n’avons pas de recul.

 

La recherche avance

Les laboratoires travaillent d’arrache-pied pour comprendre le « fonctionnement » du COVID-19 si meurtrier. Chaque jour, les chercheurs avancent. Mais il faudra du temps pour se prémunir contre ce terrible fléau.

Les scientifiques – c’est humain –, apprennent au quotidien ; ils ne peuvent avoir aucune certitude lorsque nous leur posons des questions.

 

Conviction tragique

En revanche, dans leur très grande majorité, quand vous leur demandez « — Est-ce utile ou nécessaire de porter un masque ? », ils vous répondent « — Non. »

C’est terrible de mettre dans la tête des Français l’idée que le masque n’a aucune utilité.[1]

Mettre un masque

  • pour passer devant la caissière,
  • pour vous adresser à votre pharmacien,
  • pour vous rendre chez votre médecin…

ça ne serait pas utile ! C’est terrifiant de faire croire à une telle ineptie.

 

Aucune contre-indication à porter un masque

Si encore le port du masque engendrait des effets secondaires – comme la Chloroquine – nous pourrions comprendre les réserves formulées à l’égard de cette pratique ; mais porter un masque ne comporte que des avantages. Il ralentit, voire empêche la propagation du virus.

Observons le comportement des Coréens, des habitants de Hong Kong ; sont-ils submergés par la vague de COVID-19 comme nous le sommes ?

 

Retour tardif à la raison

Des voix s’élèvent maintenant pour dire « Il serait peut-être préférable de porter un masque ! » Là, nous comptons les morts dans l’ensemble de la population, mais également chez les soignants. Des propos responsables de la part des scientifiques et des gouvernants auraient pu sauver des vies.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » – http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

« La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire. » Abbé Pierre

 

[1] On ne peut s’empêcher de penser que ce discours tend à couvrir une gestion défaillante de la fourniture des masques.

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Affaire des masques : démasquer les imposteurs

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Tout d’abord, comment le virus se transmet-il ?

La maladie se propage entre les individus par les postillons (éternuements, toux).

Un des autres vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact de mains non lavées avec le visage.

Toute personne qui a éternué brusquement entre sa main et son bras peut transmettre le virus sur une surface accessible au public.

 

Imaginons que tous les Français

  • Aient eu la possibilité de porter un masque,
  • Qu’on les ait invités à ce geste salvateur,
  • et qu’on ait eu suffisamment de masques pour protéger toute la population,
  • N’aurions-nous pas sauvé des vies ?
  • N’aurait-on pas empêché la propagation du virus vers les personnels soignants ?

 

Qu’entend-on sur les plateaux de télévision et à la radio depuis des semaines ? :

« Il n’est pas utile de porter un masque ; si vous êtes malade, c’est conseillé. »

D’abord, comment savoir si on est malade ? Les symptômes du COVID-19 ne se révèlent pas de la même façon d’un individu à un autre. Et tester pour savoir si nous sommes porteurs du virus, ce n’est pas utile !!! Je m’étrangle quand j’entends de tels propos.

Ensuite, porter un masque empêche la projection des postillons

  • Sur les autres personnes,
  • Sur les surfaces au contact d’un large public.

N’y a-t-il pas là assez d’arguments sanitaires pour inviter tous les Français à porter un masque ?

 

De lourdes responsabilités

Tous ceux qui ont répété « — Ce n’est pas utile de porter un masque. » ont contribué à la progression du virus ; ils ont des morts sur la conscience. Pas besoin d’avoir fait 10 ans de médecine pour comprendre que le masque arrête les gouttes de salive.

 

Confection et détournement des masques

La fabrication et les commandes de masques resteront un épisode sombre de cette crise sanitaire. Combien d’infirmières et de médecins auraient pu être épargnés par le virus grâce à une bonne gestion des masques ?

Que des grands groupes aient détourné des stocks de masques au détriment des soignants, c’est purement scandaleux. Honte à eux.

Le grand public ne saura jamais toute la vérité sur le sujet, mais c’est une abomination.

 

* Les soignants - à tous les niveaux - s’épuisent avec des moyens comparables à la médecine de guerre. De notre canapé, nous ne prenons pas la réelle mesure de leurs conditions de travail. Gratitude.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-Blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

« Sans le mensonge, la vérité périrait de désespoir et d’ennui. » Anatole France

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La malédiction d’Edgar de Marc Dugain

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les bonnes lectures du confinement

 

John Edgar Hoover a imposé son ombre aux dirigeants des États-Unis de 1924 à 1972. Les plus grands seront traqués jusque dans leur intimité. Marc Dugain nous fait revivre les écoutes à travers Clyde Tolson, adjoint et amant d’Edgar.

La vie tumultueuse des Kennedy y prend une large place.

 

Voici quelques extraits qui donnent le ton du livre :

 

  • Edgar aurait trouvé humiliant de remettre en jeu à intervalles réguliers son pouvoir devant des électeurs qui n’avaient pas le millième de sa capacité à raisonner.

 

  • Un certain Montaigu faisait remarquer « que l’âme décharge ses passions sur des objets faux, quand les vrais lui font défaut. »

 

  • La guerre est une opportunité, elle permet d’éloigner les indésirables et de leur donner une chance de mourir dignement.

 

  • Mais, à la télévision, Nixon avait l’attitude un peu désespérée d’un renard qui laisse filer sa troisième poule de la journée.

 

  • Journalisme : chacun sait que la rumeur vaut toujours mieux qu’un procès en bonne et due forme.

 

  • Qu’importe ce qu’on est, ce qui compte c’est l’image qu’on donne.

 

  • À ma connaissance, il y eut bien des moments dramatiques dans l’histoire de l’humanité. Mais aucun ne l’amena aussi près de sa destruction ou ne fut en tout cas ressenti comme tel.

 

  • Ce qui est rassurant avec les théories, c’est que, si folles puissent-elles paraître, elles ne peuvent pas l’être plus que la réalité.

 

  • La démocratie, c’est un peu comme une famille avec des enfants très jeunes. Un jour, il leur vient l’idée de demander comment on fait les enfants et on leur répond : dans les choux. Et puis avec le temps, ils finissent par comprendre eux-mêmes.

 

La malédiction d’Edgar, un livre qui se lit comme un bon roman riche en anecdotes inspirées de réalités glaçantes.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

Marc Dugain est – entre autres - l’auteur de La chambre des officiers (épopée dramatique de la Grande Guerre ; les gueules cassées), Une exécution ordinaire (août 2000, un sous-marin nucléaire russe s’abîme dans les profondeurs accessibles de la mer de Barent. Révélation du profond mépris pour la vie des gardiens paranoïaques de l’empire russe).

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La démence suicidaire de Trump

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le président américain a minimisé le danger de l’épidémie du virus envoyé par les Chinois, selon son expression. Mais l’Amérique ne tremble pas ; la première économie du monde n’a pas peur. En revanche, Trump fait peur à son peuple et au monde entier par son attitude provocatrice.

 

Des prises de parole ahurissantes

Dans ses discours affligeants, il aurait toujours une solution pour contrer les effets dévastateurs de la pandémie : « — Les États-Unis soutiendront vigoureusement les secteurs d’activité, comme les Compagnies aériennes et autres, qui sont particulièrement touchées par le virus chinois »

 

Des déclarations consternantes

« — On ne va tout de même pas bloquer la première économie du monde pour un petit virus ? Des gens meurent de la grippe et on n’arrête pas pour autant toute l’activité. Des accidents de la route et des suicides font de nombreuses victimes et alors ? Ce virus, on va l’arrêter, l’Amérique est forte. »

 

Trump minimise l’impact du Coronavirus

« — le risque pour les Américains est très faible ». Et si le coronavirus venait à se propager dans le pays, les autorités seraient « très, très bien préparées. »

 

Un optimisme qui fait froid dans le dos

« — Est-ce que ce ne serait pas génial d’avoir toutes les églises pleines pour les fêtes de Pâques ? », a affirmé le président américain. Dans le même temps, le nombre de décès augmente toujours plus chaque jour, les Américains se préparent à une catastrophe sanitaire et économique.

 

L’économie avant le peuple

La santé de l’économie, c’est le leitmotiv du premier Américain dans chacune de ses apparitions ; bien avant la santé du peuple. Il faut maintenant se rendre à l’évidence, le COVID-19 n’est pas un canular comme il l’insinuait encore récemment. Trump, par sa gestion calamiteuse de la crise, par ses messages contradictoires, aura des centaines de morts sur la conscience. Il annonçait, il y a peu de temps, une disparition rapide du virus chinois. C’est bien sûr l’Empire du Milieu qui est responsable de cette « attaque » !

 

Une responsabilité énorme

Qu’a fait Donald Trump pour les Américains pendant qu’il palabrait et faisait mine d’arrêter le virus ? Rien. Pas de confinement ; cette méthode n’est pas pour la première puissance mondiale.

 

  • Rappelons qu’il a aussi démantelé la cellule de la Maison-Blanche chargée de coordonner la réponse à une pandémie. Le président des USA commence à évoquer la réalité du désastre, mais il sera toujours responsable de l’attitude suicidaire qu’il a eue depuis le début de la pandémie. Les morts vont se compter en centaines de milliers ; l’équilibre mondial pourrait s’en trouver profondément modifié.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

Pour mémoire, les propos de Trump au sujet d’Ebola :

"— Il faut empêcher les patients atteints par Ebola d’entrer aux États-Unis. Soignez-les, très bien, mais là-bas. Les États-Unis ont assez de problèmes !"

 

Autre commentaire inqualifiable :

"— Arianna Huffington est laide, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je comprends tout à fait que son ex-mari l’ait quittée pour un homme ; il a pris la bonne décision."

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Baguette et croissants du matin, combien de malades ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

« Chaque matin, je prends ma baguette et mes trois croissants chez mon boulanger. Comme c’est bon en cette période de confinement ! En plus, mes petits-enfants passent 15 jours à la maison, je les emmène avec moi ; ça leur fait une sortie. Ils en ont besoin. »

 

Comportement égoïste et coupable

Dans les 35 000 boulangeries de France, des clients bravent toutes les recommandations ; que dis-je ? les supplications des soignants – en allant se faire plaisir – au quotidien, égoïstement -, chez leur boulanger.

 

Combien de victimes ?

Petit calcul : imaginons une moyenne de 100 clients seulement dans chaque boulangerie : 35 000 X 100 = 3 500 000 risques supplémentaires de contracter le virus COVID-19. Sachant qu’un porteur du COVID-19 contamine en moyenne 5 personnes, on arrive à 3 500 000 X 5 = 17 500 000 de prises de risques - chaque jour - en se rendant chez son boulanger.

 

Bouder son boulanger ?

Non, pas question. Mais deux passages dans la semaine peuvent suffire ; en achetant pour 3 ou 4 jours, on diminue le risque de contamination de façon mathématique. Une fois par semaine à la boulangerie peut suffire en s’organisant bien.

 

Pensez aux soignants qui appellent à plus de civilité

Tout le personnel hospitalier lance des appels désespérés « Restez chez vous, c’est le seul moyen de freiner la propagation du virus. » Alors, cessez de vous rendre chaque matin chez votre boulanger ; vous ralentirez ainsi la progression de l’épidémie.

 

Le tsunami nous arrive ; soyons solidaires face à cette menace planétaire inédite. #RestezChezVous. Organisez vos courses pour en diminuer la fréquence. Groupez-les avec des voisins…

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

  • Le bonheur est né de l’altruisme, le malheur de l’égoïsme.
  • La bonté est une qualité que l’égoïsme ne connaît guère.
  • Rien n’est plus opposé à la véritable amitié que l’égoïsme.
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COV19 – Récession, faillites, licenciements

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le choc du Coronavirus est sans précédent sur l’économie française. Des mesures d’urgence sont lancées à l’échelle mondiale. L’ampleur de la catastrophe dépassera celle de 2008 et même celle de 1929, selon certains économistes.

 

Récession à anticiper

Plus aucun doute, la récession nous touchera de plein fouet. Les mesures prises pour enrayer la propagation du Coronavirus empêchent une grande partie des salariés de travailler. Nul doute que des entreprises cesseront leur activité après plusieurs semaines d’empêchement. Les comptes bancaires dans le rouge sont et seront légion ; comment réagiront les banques au fil des semaines qui viennent ?

 

Catastrophe et assurance

Les assurances indemnisent les victimes de catastrophes naturelles. Pourquoi ne viendraient-elles pas aider les victimes de catastrophes sanitaires ? Ce ne serait pas illogique.

 

Les licenciements

Le chômage partiel ne permettra pas de garder des salariés dans des entreprises exsangues. Le président de la République exhorte les chefs d’entreprise à ne pas licencier. Intention louable ; mais qu’en sera-t-il dans quatre à six semaines ?

 

Les indépendants en difficulté

L’arrêt partiel, voire total de leur activité est synonyme de mort lente. Sans revenus et sans possibilité de s’acquitter des charges, les entrepreneurs individuels ne peuvent pas faire face à un confinement de plusieurs semaines.

 

Situation d’après-guerre

Sans être devin, je crois pouvoir affirmer que fin mai nous serons dans une situation d’après-guerre lorsqu’il faut reconstruire et prendre en charge les compatriotes qui ont tout perdu.

 

Solidarité européenne

L’Europe sortirait grandie de cette crise si elle organisait la solidarité entre les états. Mais la nature humaine est telle que l’on ne peut pas prévoir les réactions toujours liées à des intérêts particuliers.

 

  • À une situation inédite, il faut répondre par des mesures exceptionnelles. C’est dans ces circonstances que l’on voit les personnalités les plus attachées aux valeurs humaines. Et à l’inverse, on entend des propos purement financiers qui relèguent la préservation des plus fragiles au second rang.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Désormais la solidarité la plus nécessaire est celle de l’ensemble des habitants de la Terre. » Albert Jacquard.

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COV19, gestion à la française

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Quelle inconscience !

Alors que le virus se propageait dans l’Hexagone, des matches continuaient de se dérouler avec des milliers de spectateurs, des spectacles se déroulaient comme si les virus étaient bloqués à la porte des salles. Les Français se serraient la main et s’embrassaient joyeusement. Beaucoup se moquaient quand nous tentions de prendre quelque distance.

 

L’exode pour mieux contaminer

Face à l’augmentation dramatique des cas, le gouvernement prend enfin quelques mesures. Et scène surréaliste : des citadins se pressent dans les gares, se serrant les uns contre les autres. Ils partent en province au mépris des « gestes barrières » les plus élémentaires  pour eux, mais surtout pour les autres.

Arrivés dans les communes de leur choix, d’aucuns viennent frapper à la porte des médecins pour évoquer de la fièvre, de la toux. Il faudra prendre les cas les plus graves à l’hôpital le plus proche.

 

Sur les traces tragiques de l’Italie

Nombre de nos voisins transalpins se sont déplacés vers le sud pour fuir le foyer du Coronavirus. L’Italie est maintenant touchée sur tout le territoire. Les hôpitaux ne parviennent plus à contenir l’épidémie, des morts n’ont plus de sépultures. Tragique.

Ces Français dans les trains ont fait preuve de la même inconscience. Ils ont propagé le virus durant le voyage et dans les villes et villages qu’ils ont choisis pour leur villégiature de confort. Les services médicaux de ces régions se trouvent surchargés et bientôt débordés.

 

Laxisme dans la gestion

Pourquoi a-t-on laissé autant de latitude à des citoyens aussi dangereux ? C’est bien le mot. Ils propagent le virus. Ils affolent les compteurs de victimes.

On peut voir des Français se presser les uns contre les autres dans des magasins et des lieux publics. Comment leur faire comprendre que leur attitude est criminelle ?

Mettre en danger la vie d’autrui est un délit.[1]

 

Traiter la crise sanitaire

On nous rebat les oreilles avec un discours « Les masques, ce n’est pas utile. Les tests, ça ne l’est pas non plus. » Observons les Coréens, par exemple. Ils ont procédé à des tests et le port du masque systématique est une habitude sanitaire chez eux. N’ont-ils pas endigué l’épidémie mieux que nous ?

Une personne qui porte un masque ne postillonne pas ; elle limite l’ingestion des particules. Porter un masque et respecter les gestes barrières limite la propagation du COV19, qu’on ne me dise pas le contraire. Des scientifiques peuvent en apporter la preuve.

 

Conclusion

Les incivilités et la légèreté avec laquelle cette crise est gérée nous mènent à une catastrophe sanitaire sans précédent. Seule solution maintenant pour endiguer le désastre : confiner plus sérieusement.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

 

« Un citoyen ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile. »

« Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas. »

 

[1] Art 223-1 du code pénal

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« La Peste », succès de librairie en période de coronavirus

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Incipit du livre :

« Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 194., à Oran. De l’avis général, ils n’y étaient pas à leur place, sortant un peu de l’ordinaire. À première vue, Oran est, en effet, une ville ordinaire et rien de plus qu’une préfecture française de la côte algérienne. »

 

Pour Albert Camus, lauréat du Nobel en 1957, La Peste fut le livre clé de l’après-guerre ; il portait à la puissance du mythe cette découverte datée de 1940, que toute société porte en elle-même son propre enfer, qu’une cité heureuse peut mourir de la peste.

 

Des avis sur le livre, on pouvait lire :

« La Peste n’est qu’une allégorie, mais c’est l’allégorie même de notre temps et nos contemporains s’y sont aussitôt reconnus. Les personnages sont ceux de tous les jours, leurs visages sont les nôtres, ils sont la foule des condamnés à mort. »

 

Un extrait, vers la fin du livre :

« Je souffrais déjà de la peste bien avant de connaître cette ville et cette épidémie… Mais il y a des gens qui ne le savent pas ou qui se trouvent bien dans cet état… Moi, j’aurais voulu en sortir… »

 

Dans cette période de propagation du Coronavirus, beaucoup lisent ou relisent La Peste. Une façon de retrouver l’ambiance du livre de Camus en ces moments stressants pour bon nombre d’entre nous ?

Il serait intéressant de connaître les motivations des lecteurs actuels de La Peste.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Observateur de la comédie humaine

 

« L’amour demande un peu d’avenir, et il n’y avait plus pour nous que des instants. »

« Le fléau n’est pas à la mesure de l’homme, on se dit donc que le fléau est irréel, c’est un mauvais rêve qui va passer. »

« Les foyers d’infection sont en extension croissante. À l’allure où la maladie se répand, si elle n’est pas stoppée, elle risque de tuer la moitié de la ville avant deux mois. »

(Extraits du livre.)

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