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COV19 : Refus de l’autorité ou stupidité ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 
Une pandémie - sans précédent depuis un siècle - nous menace tous.

 

 

 

Les consignes sont claires : pour faire barrière à la propagation du virus COV19, il faut :

  • Éviter d’approcher les gens
  • Éviter les rassemblements
  • Ne pas se serrer la main
  • Ne pas s’embrasser
  • Se laver les mains régulièrement.

Sans ces précautions, nous favorisons la transmission du virus.

 

Les réfractaires inconscients

Et que voyons-nous autour de nous ? Des gens se serrant la main et embrassant joyeusement les copains, la famille, les jeunes, les vieux.

 

Comment doit-on parler à ces irresponsables ?

Ces embrasseurs contribuent largement à la propagation du virus. Dans quelle langue faut-il leur parler pour qu’ils comprennent la gravité de leur attitude ?

 

Des adultes vraiment malades

Qu’un adolescent s’oppose à un parent, à un système lorsqu’il ne comprend pas, on peut lui trouver des excuses. Il faut l’aider à se construire.

Mais quand des adultes vont à l’encontre des recommandations émises par les scientifiques pour éviter une catastrophe, nous avons là tous les signes d’une pathologie.

  • D’aucuns ne semblent être là que pour s’opposer à toutes les décisions, même les plus salvatrices. Cette frange de la population met nos nerfs à rude épreuve et menace notre société. Sans relâche, il faut user de stratagèmes pour leur faire entendre raison.

Christian Dechartres – écrivain public « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine.

« Dieu est peut-être éternel, mais pas autant que la connerie humaine. » Pierre Desproges.

« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences. » Anna Gavalda.

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Et vous, coupez-vous la branche sur laquelle vous êtes assis ?

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Vous avez, comme nous tous, un(e) bon(ne) ami(e) pour vous prodiguer les meilleurs conseils.
Moi, mon copain Albert me répétait à l’envi : « Vis avec ton temps, tu râles toujours. Mets-toi aux nouvelles méthodes. »

 

Je l’ai revu tout récemment ; ça faisait bien six mois qu’on s’était rencontrés. Et il me raconte :

 

« Avant, je descendais acheter mon journal ; je discutais avec le buraliste : « vous avez vu comment ça tourne au procès Balkany… » ; tous les événements du jour étaient sujets à des échanges enflammés. Les habitués du kiosque à journaux alimentaient généreusement nos conversations. En remontant, je me déchaînais à la lecture de mon canard. Qui avait le mieux plaidé les sujets brûlants du jour ? Exaltation assurée avant de démarrer une bonne journée.

 

Après, enfoui dans mon fauteuil, j’allumais mon smartphone, je faisais défiler les articles sur le minuscule écran. Tout seul, je restais les yeux fixés sur ce téléphone à radiation bleue. Je lisais, mais j’étais coupé du monde. J’envoyais des messages à mes 6 789 « amis » sur les réseaux. D’aucuns répondaient dans un charabia que je ne comprenais pas.

 

Avant, je me rendais chez mon libraire. « Monsieur Martin, vous avez lu le dernier Lemaitre ? » « Ah ! Formidable le dernier opus de sa trilogie ! Il est doué pour nous tenir en haleine. » « Nous l’avons en dédicace jeudi prochain. » « Vous me réservez une place. Je ne veux pas manquer un entretien avec ce romancier ; il a pour objectif de poursuivre par une grande fresque de la société contemporaine. »

 

Après, j’achetais mes livres sur Amazon, on y faisait des affaires, surtout eux d’ailleurs. Je n’avais plus besoin de me déplacer et ils ont un choix immense. Je pouvais même laisser des commentaires sur les livres que j’achetais. Et ils sont gentils, je gagnais des points à chaque achat !

  • Il faut que je te dise :

« Mon marchand de journaux a fermé boutique. Plus suffisamment de ventes de publications papier. Avec le numérique…

Mon libraire est en redressement judiciaire. Chute des ventes avec la concurrence des plateformes, les mastodontes de la vente en ligne.

Je vis comme un vieux con ; je ne parle plus à mes voisins le matin, je n’ai plus le loisir de rencontrer les auteurs chez mon libraire.

Tu vois, je crois que j’ai scié la branche sur laquelle j’étais si bien installé. »

 

Et vous, quels conseils avisés vous prodiguent vos amis ?

 

Christian Dechartres – « Le Mot de Passe » - écrivain public – correcteur – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« L’écoute reste la grande oubliée de notre société moderne en pleine révolution des communications. » Jean Dion

 

« Une société sans rêve est une société sans avenir. » Carl Gustav Yung

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Référendum : à manier avec prudence

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Référendum : procédure qui permet de consulter directement les électeurs sur une question ou un texte. Il peut être de portée nationale ou locale.

 

Sur le fond, un formidable outil démocratique

Le référendum constitue un instrument de "démocratie directe" puisqu’il permet au peuple d’intervenir directement dans la conduite de certains domaines de la politique nationale ou locale. Utilisé à cette fin, le référendum permet de donner la parole aux citoyens. On pourrait n’y voir que des avantages.

 

Répondre à la question posée

Si les électeurs répondent à la question posée, sans autre arrière-pensée, le référendum remplit pleinement son rôle d’expression populaire.

Mais, tout en gardant son objet principal, il peut être détourné et servir de plébiscite ou de vote sanction à l’encontre du pouvoir en place. Et c’est bien là tout le danger du référendum.

 

Comment voteraient les Français ?

Interrogez aujourd’hui nos concitoyens sur un grand sujet de société, par référendum. Qu’adviendra-t-il ? Plus de 30 % des électeurs glisseront un bulletin sanction à l’égard du pouvoir en place.

Inévitablement, la finalité de la procédure de consultation serait dévoyée.

 

En conclusion

De grandes avancées sociétales obtenues par Simone Veil ou Robert Badinter pourraient être remises en cause par un référendum détourné de sa vocation. Ce bel outil démocratique est à manipuler avec les plus grandes précautions.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr – www.cd-lmdp.fr

 

« Un référendum c'est une excitation nationale où on met tout dans le pot. On pose une question, les gens s'en posent d'autres et viennent voter en fonction de raisons qui n'ont plus rien à voir avec la question. », Michel Rocard.

 

 

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Gallimard perquisitionné dans le cadre de l’affaire Matzneff

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

La célèbre maison d’édition Gallimard a fait l’objet d’une perquisition. Les enquêteurs cherchent les manuscrits de Gabriel Matzneff ; ceux qui n’auraient pas été publiés.

 

L’auteur reconnaît lui-même avoir eu des relations avec des jeunes filles. Il ne s’en cachait pas ; il mettait même en exergue ce penchant dans des publications. Les faits sont avérés.

 

Trahi par ses écrits ?

Les enquêteurs recherchent des preuves de délits commis par l’auteur Gabriel Matzneff. Dans de nombreux textes, il fait l’apologie des relations avec des gamines. On peut d’ailleurs s’étonner du peu de réactions dans son entourage quand il évoque ses conquêtes de demoiselles mineures.

 

Frontière poreuse entre le roman et l’autobiographie

Chacun a bien conscience que les ouvrages des écrivains ne reflètent pas leur vie. James Ellroy ou Frédéric Dard n’ont jamais pratiqué ce qu’ils décrivent ou imaginent dans leurs livres.

Quand vous demandez à un écrivain « c’est un roman ou une biographie que vous nous livrez là ? », il vous répond bien souvent que les personnages vivent des séquences que lui-même a vécues. La personnalité d’un auteur transpire dans les textes qu’il publie.

Mais le propre de l’écrivain n’est-il pas de créer, surtout d’imaginer ? Alors le lecteur ne sait plus.

 

Autobiographie apocryphe ou mensongère

L’Histoire de ma vie de George Sand est une véritable œuvre d’imagination, plus romanesque que bien d’autres de ses romans. Preuve que les autobiographies se révèlent souvent mensongères.

On y trouve fréquemment de la « réalité réelle » mais également de la « réalité rêvée ».

 

On peut donc affirmer que la biographie d’un auteur ne pourra jamais se traduire par un document à charge devant un tribunal.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr – www.cd-lmdp.fr

 

« Un fait n’est rien par lui-même, il ne vaut que par l’idée qui s’y rattache ou par la preuve qu’il fournit » Claude Bernard.

 

« Les mensonges ne mettent-ils pas sur la voie de la vérité ? […] qu’importe qu’elles soient vraies ou fausses (mes histoires) si, dans les deux cas, elles sont significatives de ce que j’ai été ou de ce que je suis… » A. Camus, La Chute.

 

* http://cd-lmdp.over-blog.fr/2020/02/les-etats-d-ame-de-gabriel-matzneff-en-2001.html

 

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Le triomphe de l’injustice

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les deux économistes Emmanuel Saez & Gabriel Zucman ont bouleversé l'étude des inégalités. Pour leur ouvrage Le Triomphe de l’injustice, ils ont travaillé en collaboration avec le fisc américain pour démontrer la montée des inégalités aux États-Unis.

 

Une Amérique très à gauche !

Étonnant ! Quand on voit le plus grand pays capitaliste dirigé par Trump, on n’imagine pas que l'Amérique a été à la pointe du combat pour la justice fiscale au début du XXe siècle, elle a ensuite tourné le dos à sa propre tradition.

Franklin Roosevelt avait même voulu instaurer pendant la Seconde Guerre mondiale un revenu maximum légal ; les revenus des plus riches auraient été taxés à 100 % au-delà d’une certaine somme. Même les partis de gauche ne sont pas allés aussi loin en France. Le congrès américain avait opté pour une taxation à hauteur de 92 % au lieu des 100 %.

 

L’impôt nécessaire

Les auteurs expliquent que sans impôts il n’est pas de prospérité possible, qu’un pays ne peut pas se fixer un destin commun sans le recours aux impôts. Des grosses fortunes demandent à en payer plus.

Donald Trump a fait baisser les recettes de l’état et accru considérablement les inégalités.

 

Ni crèches, ni maternelles publiques aux États-Unis

Les candidats américains Sanders et Warren veulent instaurer un impôt sur la fortune pour injecter des finances dans les systèmes éducatifs américains. Des crèches et des maternelles pourraient ainsi profiter à toutes les catégories sociales de parents.

 

L’ISF (impôt sur la fortune) en France

Tel qu’il avait été conçu, il s’était transformé en énorme taxe foncière. Des propriétaires modestes dont les terrains avaient pris une forte valeur se sont trouvés étranglés par l’ISF. Le nouvel impôt, s’il arrive, devra se recentrer sur les très riches. Il faut éviter de pénaliser les propriétaires honnêtes qui contribuent à l’essor indispensable – mais raisonné - de l’immobilier.

 

* Le travail réalisé par les deux auteurs Gabriel Zucman et Emmanuel Saez apporte un éclairage intéressant sur l’évolution des inégalités au fil des décennies. Les lecteurs y puiseront des informations d’un grand intérêt. Les analyses permettent aussi d’alimenter le débat sur l’instauration d’un impôt sur la grande fortune.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr – www.cd-lmdp.fr

 

« La possession des richesses a des filets invisibles où le cœur se prend insensiblement. » Bossuet

 

 

 

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Emmener ou apporter ? On fait le point

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les fautes de français ne sont pas l’apanage des cancres. Les propos tenus sur les plateaux de radio ou de télé peuvent parfois heurter les oreilles sensibles aux dérives sémantiques.

 

Les mots Emmener et Apporter/Emporter font l’objet d’utilisations particulièrement fautives.

 

Comment doit-on employer ces deux mots aux sens différents ? Faisons le point :

 

Emmener :

C’est mener quelqu’un avec soi.

On emmène des personnes ou des animaux.

J’emmène mes parents à leur maison de campagne ; nous en profitons pour emmener le jeune labrador avec nous.

 

Apporter/Emporter :

C’est prendre et déplacer avec soi des objets, des choses.

J’apporte les tables à mes parents (je les déplace et je les remets au destinataire). J’en profite pour emporter des bagages avec moi (je les déplace avec moi).

 

En résumé :

J’emmène mon frère à la visite médicale ; nous prenons soin d’apporter son dossier radiologique au médecin.

Nous emmenons chaque matin les enfants à l’école, ils emportent leurs livres dans leur sac.

 

* Le bon usage des mots rend la discussion agréable, les idées s’expriment clairement avec les bons vocables.

 

La lecture et l’écriture contribuent largement à l’enrichissement du vocabulaire. Donnons envie aux jeunes de découvrir les richesses de notre langue.

 

  • Quand vous emmenez votre belle-mère en vacances, n’oubliez pas d’emporter un bon livre avec vous.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr – www.cd-lmdp.fr

 

 

Pour contribuer à l’enrichissement des échanges.

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« Le Fruit de L’Indifférence » : Quand tout se dérobe autour de vous

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

À partir d’une vingtaine de feuilles écrites dans la douleur, Joëlle Soyer souhaitait rédiger son récit de vie. Nous l’avons réalisé puis remodelé sous forme de roman autobiographique.

À l’heure où tant de femmes tombent sous les coups de leur conjoint, où des enfants meurent de maltraitance, ce livre s’est révélé pour moi comme un « document » indispensable.

 

La situation fin des années cinquante

Joëlle a 5 ans ; un jour ses parents la laissent avec la fratrie chez la voisine. Juste pour deux jours. Trois jours après, ils ne sont toujours pas rentrés.

La traversée du désert affectif se poursuit. De l’affection, Joëlle n’en a jamais eu de la part de ses parents, mais après l’abandon des quatre enfants chez la voisine, c’est une souffrance au-delà du manque d’amour dont elle sera victime.

 

Avant leur abandon

Les enfants vivaient sous la menace d’un père trop souvent sous l’emprise de l’alcool. Avec un géniteur qui boirait moins et une mère plus courageuse, la vie pourrait s’écouler paisiblement dans cette maison à l’orée d’un bois. Le bonheur d’un enfant tient à peu de chose. Il n’a pas besoin d’une montagne de cadeaux ou d’une maison luxueuse pour être heureux. Des parents aimants et une éducation adaptée à son âge suffit à l’enfant pour s’épanouir et couler des jours heureux.

Mais voilà, les parents de Joëlle vivent en conflit, le père travaille dans la forêt, il fait de son mieux pour faire bouillir la marmite. Mais les journées sont longues et il trouve réconfort dans la dive bouteille. Le soir, la mère et les enfants tremblent à l’idée de le voir rentrer. Il faut bien dire que la mère ne fait rien pour agrémenter le quotidien. Elle ne commence à préparer un semblant de repas que sous la menace du mari souvent alcoolisé.

Dans la journée, les enfants sont livrés à eux-mêmes ; le frère cadet de Joëlle tombera dans l’étang situé au milieu de la cour sans que la mère s’émeuve plus que ça. Heureusement, la grande sœur parvient à l’extirper d’une noyade assurée.

 

Après l’abandon

Les services sociaux les embarquent en direction de foyers où la fratrie sera séparée. Puis direction les familles d’accueil. Là encore les frères et sœurs sont placés dans des familles différentes. Comment peut-on séparer ainsi des petits habitués à vivre ensemble ? Mystères de l’administration.

 

La loi des adultes

Joëlle passe de foyers en familles d’accueil et découvre l’univers impitoyable dans lequel l’enfant n’a pas la parole. L’adulte n’écoute pas ; il dicte la conduite à tenir dans des lieux choisis pour l’enfant qui doit se résigner à écouter et à subir. Pas question de donner la parole à Joëlle ni à ses frères ni à ses sœurs.

 

Les attouchements

Joëlle grandit. Le premier père de substitution tente d’abuser d’elle. Une enfant ne comprend pas ; l’adulte, c’est celui qui éduque, qui apprend aux écoliers. Que me veut-il quand il essaie de me toucher ? Est-ce que je dois refuser ? Est-ce un processus normal ? Autant de questions

auxquelles la jeune adolescente cherche les réponses. Où trouver ces réponses quand vous êtes sous la domination des pères et mères de substitution, des maîtres d’école ? Se révolter ? Se rebiffer ? Impossible, la loi des adultes ne permet pas à l’enfant de s’exprimer. Sa parole n’est pas reconnue. Il faut être adulte pour s’arroger le droit de s’exprimer et surtout être entendu.

L’enfance, l’adolescence, Joëlle les vit sans amour, sans embrassades.

 

Adulte, j’irai mieux !

Joëlle se dit : « Quand j’aurai un travail, quand je pourrai fonder un foyer, je serai libre, je ne subirai plus la loi injuste des adultes. »

Changer de vie, une aspiration de chaque instant après une jeunesse brisée.

 

Brutalité, mépris du mari

Deux enfants, puis un troisième, une belle famille ! Oui mais c’est sans compter sur le changement de comportement d’un mari devenu instable et agressif. Déménagements pour tenter d’éteindre l’incendie, mais le mal est trop profond. Brimades, frustrations, détresse, le quotidien devient trop éprouvant. Un impératif : préserver les enfants. Nouvelle crise. Résister et trouver des solutions.

 

Nouveau départ, nouvelles résolutions

Quand les enfants arrivent à l’adolescence, pas facile de leur faire « adopter » un nouveau papa. Retrouver un équilibre à la fois pour Joëlle et pour les trois garçons, un challenge pas gagné d’avance.

Au prix d’efforts constants, elle reconstruit un foyer. Elle vit une aventure professionnelle passionnante.

Elle prend un nouveau départ. Un nouvel avenir se dessine.

 

Responsables collectivement

À la lumière de ce coup de projecteur sur la vie de Joëlle, chacun doit se sentir responsable.

Dans la société actuelle, chacun de nous doit agir pour préserver la santé des femmes, les protéger des agressions quotidiennes et préserver la santé morale et physique des enfants si fragiles.

L’organisation de notre société met la priorité sur les liens du sang. Cette obstination conduit à des drames. Il faut savoir se remettre en cause pour le bien de nos petites têtes blondes.

 

Le livre Le Fruit de l’Indifférence trouve un écho tout particulier dans la période que nous traversons. 

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr – www.cd-lmdp.fr

 

  • Violences contre les femmes, appelez le 3919
  • Pour un hébergement d’urgence, contactez le 115

 

N’hésitez pas à prendre contact avec :

  • Les maisons de la solidarité des conseils départementaux
  • France victimes
  • Le CIDFF (Centre d’information sur les droits des femmes et des familles)
  • Les accueils de jour du Secours Catholique
  • Les Espaces Santé Jeunes
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Du traité de Rome au Brexit

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le 25 mars 1957, le Traité de Rome acte la naissance de la Communauté économique européenne, future Union européenne. L’Allemagne de l’Ouest, la Belgique, le Luxembourg, les Pays Bas, la France, l’Italie signent l’accord. Jean Monnet et Robert Schuman sont des acteurs majeurs du traité.

 

S’unir sur les cendres des conflits

Les peuples européens avaient terriblement souffert des deux guerres mondiales. Les stigmates de la stupidité humaine, les millions de morts sur les champs de bataille et dans les camps restaient dans les esprits meurtris.

 

Réunir les pays européens dans une communauté, c’était aussi mettre un terme à des luttes sanglantes coûteuses en vie et destructrices au plan économique. Les fondateurs de l’union européenne voyaient là un moyen de réunir les peuples et d’unir leurs efforts dans le développement des relations commerciales.

 

Une Europe imparfaite mais utile

Cette Europe s’est ensuite agrandie. Elle n’est certainement pas parfaite. Mais essayons de réfléchir à ce que serait chacun des pays membres sans l’Union européenne.

 

À l’heure où les idées xénophobes gagnent du terrain, nous avons – plus que jamais – besoin de nous unir face au danger. Les replis identitaires menacent les démocraties alors que l’Europe a besoin de s’imposer au plan international.

 

Un mauvais signe

La sortie du Royaume Uni n’est-elle pas perçue comme un signe de faiblesse ? J’en ai peur.

Si jamais d’autres pays lui emboîtaient le pas, l’Europe donnerait un mauvais signal économique à l’échelle mondiale.

 

S'interroger 

Que ceux qui s’empressent de promouvoir la sortie de l’Europe réfléchissent bien aux conséquences économiques et humaines.

Le Royaume Uni – avec le Brexit – peut désormais décider de polluer plus, de répandre du glyphosate comme bon lui semble. Certaines normes européennes paraissent contraignantes, les députés doivent travailler sur les sujets les plus délicats, mais n’avons-nous pas progressé dans de nombreux secteurs grâce à l’union des forces européennes ?

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr – www.cd-lmdp.fr

 

« Ce qui fait croire à la force l’augmente. » cardinal de Retz

 

 

#Hitler, #JeanMonnet, #RobertSchuman, #HelmutKohl, #FrançoisMitterrand, #MurdeBerlin

 

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Les états d’âme de Gabriel Matzneff en 2001.

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

En 2001, l’écrivain contesté et poursuivi – en 2020 - pour atteintes sexuelles et viols sur mineurs affirme ne jamais avoir été un homme méchant.

Il est intéressant de lire l’avant-propos de son livre Les Soleils révolus / Journal 1979-1982dix-neuf ans après :

 

Voici mes carnets noirs 1979-1982. À ceux qui jugeraient trop agitée la vie que je mène alors, je rappelle que durant ces quatre années je conçois, écris et publie Ivre du vin perdu, que je tiens pour mon meilleur roman, écris des poèmes qui paraîtront en 1984 dans la nouvelle édition de Douze Poèmes pour Francesca, travaille à deux livres que je publierai, l'un en 1984, La Diététique de lord Byron, l'autre en 1987, Le Taureau de Phalaris. Ces années sont donc, en dépit des apparences, fort studieuses.

«Les conditions atmosphériques étant ce qu'elles sont», comme disait ma tendre amie Marie-Élisabeth, publier Les Soleils révolus en 2001 est sans doute ... intempestif. C'est pourquoi je rappelle aux hypocrites zélateurs du nouvel ordre moral, aux ligues de vertu promptes à épingler tout ce qui n'est pas « sexuellement correct», que la vie dissolue où me jeta en 1976 la trahison de Francesca prit fin en 1986 lorsque je devins l'amant de Vanessa.

1979-1982 sont des années très anciennes, et les débauches auxquelles je m'y livrais appartiennent au passé. Je crois utile de le préciser, car je note chez certains néoinquisiteurs une curieuse tendance à citer des passages (choisis, cela va de soi, parmi les plus coquins) de mes journaux intimes d'il y a vingt ans comme si je venais de les écrire, afin de me réputer pour pécheur endurci. Or si j'ai été un diable, voilà longtemps que je ne le suis plus. D'ailleurs, même du temps de mes diableries, je n'étais pas un mauvais diable. Les femmes qui m'ont aimé le savent, et mes amis, et mes lecteurs aussi. Inconstant, inconséquent, amoral, oui, souvent, trop souvent, et cela me remord, surtout la nuit, quand, invétéré insomniaque, je suis visité par les spectres de ma vie amoureuse, mais un homme méchant, qui fait le mal délibérément, non, je ne l'ai jamais été.

 

Les Soleils révolus. Vingt ans ou deux siècles, c'est la même chose, et mes amours des années 1979 à 1982 sont aussi mortes que celles de Restif ou de Casanova. Je souhaite que ce journal intime soit lu comme on lirait celui d'un écrivain du XXVIIIe siècle : comme une œuvre littéraire. Il bello de carnets sans cesse en ébullition tels que les miens, ce ne sont pas les aveux prétendus «scandaleux», mais le vif-argent du phrasé, l'écriture brute de coulée, la vie à bout portant. Bref, si ce mot a encore un sens au XXIe siècle, le style.

 

En 2014, Gabriel Matzneff avait fait l’objet d’une information judiciaire. Elle fut vite refermée. Les raisons ? Encore obscures.

 

Vanessa Springora, victime des agissements de l’écrivain, sort de son silence dans son ouvrage Le consentement chez Grasset.

Elle répond à l'écrivain Gabriel Matzneff, qui avait fait d'elle sa maîtresse alors qu’elle n’avait que 14 ans.

 

L’écrivain a-t-il bénéficié de protections ?

Vanessa Springora révèle des vérités longtemps occultées. Un écrivain coupable de faits condamnables à l’heure actuelle peut-il rester impuni sous prétexte du temps passé ? Moralement, ce n’est pas acceptable.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog – www.cd-lmdp.fr

Observateur de la comédie humaine

 

« Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier ». Martin Luther King

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Flirter avec le nazisme pour se faire élire

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

L’alliance électorale conclue entre le parti d’Angela Merkel et la formation politique d'extrême droite AFD - dans la région de Thuringe - provoque l’indignation de la chancelière allemande : « c’est un acte impardonnable »

 

 

L’allié de l’AFD fréquentable ?

L’allié de l’extrême droite déplore notamment la présence d’un monument à la mémoire des victimes de la Shoah ; oui, on ne peut tout de même pas honorer la mémoire de ceux qui étaient à l’origine de tous les malheurs de l’Allemagne. Voyons !

D’aucuns nous ressassent « l’extrême droite, ce n’est pas si dangereux ! »

Rendons-nous à l’évidence ; leur fonds de commerce, c’est toujours la négation des actes barbares à l’encontre des Juifs, c’est la nécessité de bouter des femmes ou des hommes hors de nos frontières pour des motifs raciaux.

 

Hitler avait séduit les foules

Hitler avait fasciné les foules en développant de telles idées réunies dans son « Mein Kampf ». Certains nous répètent à l’envi « il ne faut pas comparer, ce n’est plus la même époque. »

Mais les idées de l’extrême droite actuelle ne rejoignent-elles pas celles d’Hitler ? Ouvrons les pages de Mein Kampf et comparons.

 

Le choc en Allemagne

L’élection controversée de Kemmerich indigne le paysage politique allemand. La droite modérée allemande avait toujours exclu une coopération avec le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AFD). La ligne rouge est franchie.

 

Un rappel historique

Quel fut le premier Land à faire entrer un nazi dans un gouvernement régional dans les années trente ? Thuringe.

 

Veillons à ce que l’Histoire ne nous rattrape pas. En Europe, le populisme gagne du terrain. La plus grande vigilance s’impose. Les plus avertis ont le devoir de faire connaître les dangers des idées développées par les groupuscules nazis.

 

Éveiller les consciences

Le 29 septembre 1938, à Munich, la France et le Royaume-Uni s’étaient pliés aux diktats de Hitler. Il s’ensuivra des millions de morts. Cependant, Daladier et Chamberlain furent accueillis en héros à leur retour de cette journée qui plongea l’Europe dans la Seconde Guerre mondiale. Preuve que les peuples sont loin de comprendre les intentions sournoises des extrémistes.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la comédie humaine

 

Une société bien ordonnée doit mettre hors d’état de nuire tout Hitler en puissance.

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