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Barack Obama - discours

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le 44e président des États-Unis a marqué l’histoire de la première puissance mondiale. Ses discours sont restés dans bien des mémoires.

 

Extraits :

 

À l’investiture - 21 janvier 2009 :

« En ce jour, nous sommes réunis parce que nous avons préféré l’espoir à la crainte, l’union au conflit et la dissension. »

« Nous sommes tous égaux, nous sommes tous libres et nous avons tous droit à la quête du bonheur. »

 

À ces dirigeants qui cherchent le conflit : « sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous pouvez construire, non pas sur ce que vous détruisez. »

 

Le discours au monde musulman - 4 juin 2009 :

« Certains sont désireux d’attiser les flammes de la division et de faire obstacle au progrès. »

« Il est plus facile de voir nos différences que nos points communs. »

 

À la jeunesse européenne - 26 mars 2014 :

« La grandeur nationale doit découler non pas de ce que défend un peuple, mais de ce à quoi il s’oppose. »

« Les Européens, des centaines de millions de citoyens - à l’est, à l’ouest, au nord, au sud - sont plus en sécurité et plus prospères parce que nous sommes restés unis pour défendre les idéaux que nous partageons. »

« Nous ne devons jamais tenir pour acquis les progrès qui ont été remportés ici en Europe et promus dans le monde entier, car la bataille des idées se poursuit pour votre génération. »

 

À la commémoration de la marche de Selma - 7 mars 2015 :

« Nous sommes des conteurs, des écrivains, des poètes, des artistes qui abhorrent l’injustice et méprisent l’hypocrisie, qui donnent une voix à ceux qui en sont privés et disent les vérités qu’il ne faut pas taire. »

 

À Paris - l’enjeu du changement climatique - 30 novembre 2015 :

Il cite le gouverneur Jay Inslee : « Nous sommes la première génération à ressentir l’impact du changement climatique et la dernière génération à pouvoir agir avant qu’il ne soit trop tard. »

 

Les adieux - 10 janvier 2017 :

« J’ai appris que le changement ne survient que lorsque les gens ordinaires s’impliquent, participent et s’unissent pour l’exiger. »

« Nous servons notre pays non pas pour marquer des points ou pour s’en attribuer le mérite, mais pour améliorer la vie des gens. »

« On ne comprend jamais vraiment quelqu’un tant qu’on ne considère pas les choses de son point de vue… tant qu’on ne s’est pas glissé dans sa peau pour expérimenter sa perspective. »

« De plus en plus souvent, nous sommes tellement en sécurité dans nos bulles nous nous mettons à accepter uniquement les informations - qu’elles soient vraies ou fausses - qui se conforment à nos opinions, au lieu de fonder notre point de vue sur les faits qui se trouvent à l’extérieur de notre cercle. »

« Si vous en avez assez de vous disputer avec des inconnus sur Internet, essayez de parler avec l’un d’eux dans la vraie vie. »

« Je vous demande de croire. Non pas en ma capacité de changer les choses, mais en la vôtre. »

« Oui, nous l’avons fait. Oui, nous pouvons. »

 

Barack Obama n’a jamais cessé de clamer son amour et sa confiance en son pays et - surtout - en ses habitants. Il a toujours adressé des messages d’espoir, comme son maintenant célèbre Oui, nous pouvons.

 

Christian Dechartres - écrivain public - http://www.cd-lmdp.fr - http://www.cd-lmdp.over-blog.fr/

 

L’espoir finira par vaincre la peur, et la liberté continuera à triompher de la tyrannie.

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"L’histoire de la Corée - Pays du Matin calme - et sa guerre tragique." A. Rahmani - Entretiens avec Christian Dechartres

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Extraits du livre écrit avec le lieutenant Abdelkader Rahmani dans les derniers mois de sa vie :

 

Christian Dechartres : – M. Rahmani, pourquoi écrire un livre sur la guerre de Corée ?

Abdelkader Rahmani : – c’est une guerre inconnue. Elle est ignorée des citoyens français ; tout comme les guerres d’Indochine, d’Algérie, de Madagascar totalement occultées par les médias et les livres d’histoire. Ce que j’écris, c’est pour la France et la jeunesse future.

CD : n’est-ce pas utopique de vouloir faire comprendre l’histoire à des jeunes soumis à de multiples pressions ?

Pressions qui les éloignent des réalités. Pressions qui leur enlèvent tout jugement objectif, notamment sur les notions de justice.

AR : en guise de réponse, je cite Platon « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors, c’est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie… »

Histoire de la formation des deux Corée :

Conférence de Yalta en février 1945, c’est l’entrée en guerre des Russes contre le japon. Puis, à Postdam, en juillet 1945, russes et américains conviennent de couper le Corée en deux. La « frontière » sera le 38e parallèle. Au nord de cette ligne, les Japonais se rendent aux Russes ; au sud, ils se rendent aux Américains.

Le conflit : le 26 juin 1950, la Corée du Nord envahit la Corée du Sud. L'ONU intervient sous commandement américain. En août 1950, les forces US sont acculées dans le "réduit Fusan" au sud de la Corée.

À la fin de l’année 1950, Mac Arthur songe à une guerre en règle contre la Chine qui permettrait aussi de rendre à Tchang Kai-check le pouvoir sur le continent. Truman s’oppose à ce projet et, en avril 1951, relève Mac Arthur de son commandement et nomme le général Ridgway.

En Corée, les Nations Unies ont été battues malgré l’incroyable déluge de bombes qui tombaient sur les Chinois nuit et jour ; ils subissaient également des tirs d’artillerie ininterrompus.

Le lieutenant Rahmani - engagé dans le bataillon français de l'ONU - envoie de nombreux courriers à son épouse ; un passage donne le ton : « Nous sommes aux premières loges pour les bombardements au napalm. C’est colossal, nous plaignons ces pauvres Chinois. Dans des galeries reprises à l’ennemi, nous avons trouvé - outre du matériel - des cadavres équipés de masques et de combinaisons anti-gaz ».

CD : vos conférences - au retour de Corée - lors desquelles vous évoquiez l’usage du napalm ont provoqué quelques remous.

AR : oui, Eisenhower a téléphoné à Guy Mollet pour demander à Rahmani de cesser ses conférences.

CD : des mesures étaient-elles prises pour la réintégration des combattants dans la vie civile à leur retour de cette guerre ?

AR : pour les réservistes et les civils, rien n’était prévu.

  • Je constate que ma question l’étonne ; à peine 10 ans après la Seconde Guerre mondiale, la nécessité de prendre en charge les soldats éprouvés psychologiquement par ce qu’ils avaient subi - et fait subir - ne relevait pas des priorités.

Le 27 juillet 1953, l'armistice de Panmunjom met fin à la guerre de Corée. Mais la paix entre le Nord et le Sud demeure illusoire.

J’ai rencontré le Lieutenant Rahmani durant les trois dernières années de sa vie. J’ai pu mesurer combien les blessures - physiques et psychologiques - pouvaient marquer un homme à jamais.

Christian Dechartres - écrivain public - https://www.cd-lmdp.fr - http://www.cd-lmdp.over-blog.fr/

C’est en donnant qu’on reçoit,

C’est en pardonnant qu’on est pardonné…

Un conflit méconnu, pourtant si meurtrier.

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Maurice Genevoix - « Trente mille jours »

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Dans cet ouvrage, l’ancien secrétaire de l’Académie Française évoquait - entre autres - l’effrayante déchirure de la Grande Guerre.

 

Quelques extraits :

« M’étais-je retourné dans ma course ? Assez, je pense, pour avoir entrevu, je devrais dire : touché des yeux un corps abattu sur l’éteule, la dernière ruade de son agonie, un soldat tué. Ce souvenir, cette sensation-là, ce vide persistant et glacé, tout proche, là où il y avait un homme, je ne m’en suis jamais délivré. »

 

« Entre-temps la guerre nous avait requis, jour après jour séquestrés dans un monde où la communauté du drame, de la souffrance et du malheur avait fait de nous d’autres hommes, jusqu’alors de nous-même inconnus. »

 

« Le sang, … , j’allais, Dieu sait, le retrouver, celui dont les passions, l’envie, la haine, l’appétit de puissance, la cruauté et la bêtise ouvrent criminellement les sources depuis que le monde est monde et que les hommes sont les hommes. J’ai vécu, parmi les Français de mon âge, l’un de ces temps ignominieux où le devoir condamne à tuer ou à être tué. »

 

« Le drapeau tricolore au seuil, la cour commune ensoleillée, tout ici m’était familier, aussitôt reconnu et pourtant refusé, distant : j’étais vivant et je me sentais vivre. Chacun de nous, quand le malheur frappe, connaît seul sa propre souffrance. »

 

Sur les grands problèmes religieux, philosophiques, sociaux :

« Comme vous, comme tout homme conscient de sa condition d’homme, de son essence et de son être, de son destin et de ses fins dernières, j’ai été confronté à eux. Je n’ai jamais cessé de l’être et le serai jusqu’à mon dernier souffle. Mais c’est l’affaire entre moi et moi et je n’en dois compte à personne. »

 

Maurice Genevoix entre au Panthéon. Que ses paroles, ses écrits nous apaisent et nous incitent à construire un monde de paix pour notre jeunesse.

 

Christian Dechartres - écrivain public - https://www.cd-lmdp.fr - http://www.cd-lmdp.over-blog.fr/

 

« Sitôt que les hommes sont en société, ils perdent le sentiment de leur faiblesse ; l’égalité qui est entre eux cesse, et l’état de guerre commence. » Montesquieu, De l’esprit des lois.

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Des souris et des hommes - John Steinbeck

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Le livre révèle un John Steinbeck qui a le souci de montrer les difficultés que rencontre la société américaine. Dans la littérature du XXe siècle, on peut le qualifier de naturaliste.

 

Il a lui-même eu recours à des petits boulots comme Lennie et George dans « Des souris et des hommes ».

 

Extraits :

« – Les types comme nous, qui travaillent dans les ranches, y’a pas plus seul au monde. Ils ont pas de famille. Ils ont pas de chez soi. Ils vont dans un ranch, ils y font un peu d’argent, et puis ils vont en ville et ils le dépensent tout… et pas plus tôt fini, les v’là à s’échiner dans un autre ranch. Ils ont pas de futur devant eux. »

 

D’aucuns s’interrogent ; pourquoi George protège-t-il ainsi Lennie ? « – Dame, j’ai jamais vu un type s’intéresser autant à un autre. J’veux simplement savoir d’où vient ton intérêt. »

 

« – C’est un brave type, dit Slim. Y a pas besoin d’avoir de la cervelle pour être un brave type. Des fois, il me semble que c’est même le contraire. Prends un type qu’est vraiment malin, c’est bien rare qu’il soit un bon gars. »

« – Si je dis quelque chose, ben, c’est juste un nègre qui parle. »

 

« – J’aime caresser les jolies choses. Un jour, à la foire, j’ai vu de ces lapins à longs poils. Et ils étaient jolis, pour sûr. Des fois même, j’caresse des souris, mais c’est quand j’peux rien trouver de mieux. »

 

John Steinbeck évoque les conditions des ouvriers agricoles grâce à son texte réaliste. Jeune, il a vécu dans ce monde agricole ; le personnage Lennie a réellement existé dans une ferme où l’auteur a travaillé. L’ouvrier avait tué son patron d’un coup de fourche.

 

Avec Des Souris et des Hommes (en 1937), Steinbeck est devenu un personnage en vue dans le monde littéraire américain. Il a écrit ce roman avec l’intention d’en faire une pièce de théâtre.

 

Christian Dechartres - écrivain public -

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Pour partager les plaisirs et les bienfaits de la lecture.

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« La femme de proie » de Jean-Marie Rouart

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

L’auteur - dans ce roman - observe la passion, dans sa cruauté et ses délires, avec un regard acéré.

 

Le narrateur est persuadé qu’il va connaître le bonheur. Cet amour se traduit par un terrible calvaire ponctué d’humiliations, de tromperies, de grands moments de solitude. La descente aux enfers.

 

L’incipit : « quand je rencontrai pour la première fois celle qui est le sujet de ce livre, je n’imaginais pas un instant le risque que je courais. Si on me l’avait prédit, j’aurais haussé les épaules. C’était plutôt le bonheur qui me faisait signe. J’ignorais quelle folie allait s’emparer de moi ; que j’allais vivre des années d’enfer, perdre mes amis, connaître la crête la plus aride de la solitude, et, après avoir ruiné cette fragile estime de soi qui protège du désespoir, être tenté de me tuer. »

 

* Quelques réflexions sur la place de l’homme dans la société :

« La vie que j’ai choisie, quand je l’examine avec un peu de recul, ne me comble pas. Pourtant je l’ai voulue. Pour simplifier, disons que j’ai, dans la profession, renoncé à ce qui me plaisait par souci de ne pas contrarier ma mère. »

« – Au fond, ce qui te manque…, c’est ce je-ne-sais-quoi de plus que possèdent les hommes de plaisir. Tu ne seras jamais qu’un homme de devoir. Ton frère lui… »

« À ne plus prêter l’oreille aux médisances, je passais pour un insociable. »

 

L’académicien montre avec une force telle que le lecteur vit en lui-même, comme la sienne propre, l’histoire (qui lui est arrivée ou qui aurait pu lui arriver…) du narrateur blessé.

 

Christian Dechartres - écrivain public -

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Le journal des Raisins de la colère

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

John Steinbeck a tenu un journal - publié sous le titre « Jours de travail » - quand il écrivait « Les Raisins de la colère ». On le suit ainsi chaque jour dans l’épreuve de l’écriture, dans sa solitude, dans ses difficultés matérielles et psychologiques.

 

Quelques extraits :

« Je vais me mettre au travail et essayer d’oublier tous les soucis. Je deviens dingue si je ne suis pas protégé de tous les trucs extérieurs. »

 

« L’échec de la volonté, ne serait-ce qu’un jour, a un effet dévastateur sur l’ensemble, bien plus important que la simple perte de temps et le décompte des mots. »

 

« Je dois prendre mon temps dans la description, le détail, les allures, les vêtements, les gestes. »

 

« Quand ce livre sera terminé, une bonne part de ma vie s’achèvera avec lui. »

 

« Les semaines défilent, mais elles ne semblent pas me rapprocher d’un quelconque dénouement. Elles le font, bien sûr, simplement elles n’en donnent pas l’impression. »

 

« Les week-ends, j’ai toujours le sentiment de perdre mon temps… Je dois éviter toute influence extérieure. »

 

Steinbeck a commencé l’écriture de l’ouvrage en mai 1938 ; il dit : « tout ce qui se passe dans le monde et je suis assis ici à écrire. »

 

« J’aimerais pouvoir m’enfuir loin de tout pour écrire mon livre. »

 

« Chaque livre semble être le combat de toute une vie. Et puis quand c’est fait… Pouf. Comme si ça n’avait jamais existé. Le mieux, c’est de poser les mots jour après jour. »

 

« Mais je continue à pisser mes 2 000 mots par jour. »

 

« Le 2 septembre 1938 : Carol tape le manuscrit et le livre commence à me paraître réel. Elle a aussi trouvé le titre hier soir, « Les Raisins de la colère ». Je pense que c’est un titre merveilleux. »

 

« J’ai tellement voulu qu’il soit bon. S’il ne l’est pas, je crains que je sois fichu à bien des égards. »

 

« Je suis toujours confronté à ce problème de changement de temps, mais ça va s’aplanir. »

 

« Ça va être difficile de passer à la deuxième version. Et je pense que je vais devoir faire une autre version sans fautes. »

 

« Avec tant de choses qui m’attendent, je n’arrive pas à en finir une seule. Ce sera bien quand je me serai concentré sur une. »

 

« … ce n’aurait pas beaucoup d’importance. Cela briserait ce foutu souci de la postérité dont mes contemporains m’ont lesté. »

 

« Bien entendu, la difficulté principale tient au fait que, entre les livres, je me ramollis dans la discipline littéraire et intellectuelle, de telle sorte qu’à chaque commencement, je dois lutter avec des muscles ramollis dans la tête et dans la technique. Naturellement, je suis terrifié. »

 

« Je dois poser mes mots chaque jour, qu’ils soient bons ou non. »

 

Du 31 mai au 26 octobre 1938, John Steinbeck s’est contraint à écrire ce journal. Ce qu’il relate sur ces cinq mois de travail d’écrivain nous apporte une lumière intéressante sur la solitude et le doute des plus grands auteurs.

Le succès du roman ne l’apaise pas. Les controverses et les menaces le tourmentent.

 

Est-ce le lot de tous les écrivains que de douter ainsi ? Pour une majorité, oui.

 

Christian Dechartres - écrivain public -

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Pour écrire vos pages de vie ensemble.

 

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L’écrivain public avec vous pour réaliser votre projet

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

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« Il n’est pire angoisse que de porter en soi une histoire que l’on n’a pas encore racontée. » Zora Neale Hurston (tête de file de la renaissance littéraire à Harlem) n’a pas cessé de mettre en pratique ses connaissances ethnographiques. Le retentissement de son ouvrage Une femme noire témoigne de la volonté que l’on porte à faire partager une histoire poignante.

 

Votre histoire existe déjà

Combien de fois n’avez-vous pas entendu cette expression : « On pourrait en faire un livre. » Quantité d’amis, de proches, de collègues pourraient raconter leur histoire pour le plus grand plaisir de leur entourage, voire plus. Il suffit de franchir le pas.

 

L’écrivain public vous guide

Écrire 200 pages, relire, corriger, composer, faire imprimer un livre, ce n’est pas à la portée du premier venu. Par quoi commencer ? En quoi croyez-vous ? Que cherchez-vous en écrivant ? En quoi votre livre changerait votre relation avec votre famille, vos amis, vos collègues ? L’écrivain public vous aide à coucher votre histoire sur le papier.

 

Votre récit prend forme

Pour répondre à toutes ces questions, l’écrivain public est là. Il met en œuvre tout le processus de la réalisation. Au fil des rencontres, le récit prend vie pour aboutir à votre livre.

Une histoire palpitante ; de la première rencontre à la remise de l’ouvrage, vous vivez une aventure sans pareil.

 

Une expérience unique

Quand arrive le moment de découvrir le livre, une grande transformation s’est opérée chez vous. Il y a un avant et un après.

 

Les clients peuvent en attester ; léguer le témoignage des événements traversés dans une vie, c’est une expérience incomparable.

Et quelle fierté de pouvoir brandir votre livre !

 

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Posons la première phrase ensemble et l’édifice montera au fil des semaines.

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« Il nous reste les mots », belle leçon de tolérance

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

 

Georges Salines a perdu sa fille Lola dans l’attentat du 13 novembre 2015 au Bataclan. Elle avait vingt-huit ans.

    De sa rencontre avec Azdyne Amimour, père de l’un des assaillants, a émergé un dialogue inédit. Georges Salines porte la mémoire de sa fille et de nombreuses autres victimes, tandis qu’Azdyne Amimour cherche à comprendre comment son fils a pu commettre des actes qu’il condamne sans appel. Poussés par une curiosité mutuelle, tous deux se racontent et déroulent le récit de « leur » 13-Novembre.

     Au fil de cette conversation, un profond respect est né entre ces deux pères que tout aurait pourtant dû opposer. Leur témoignage nourrit une réflexion apaisée sur la radicalisation, l’éducation et le deuil. Parce que s’il reste les mots, il reste aussi l’espoir.

 

Georges Salines a présidé        l'association de victimes "13onze15 : Fraternité et Vérité" et milite pour la prévention de la radicalisation. Il est l’auteur de L’indicible de A à Z (Le Seuil, 2016).

 

Azdyne Amimour a exercé plusieurs métiers, dans le commerce, le sport ou le cinéma. Il est le père de Samy Amimour, l’un des trois terroristes du Bataclan.

 

Quelques extraits significatifs du livre :

 

  • Le second message était plus politique : je voulais faire savoir qu’une réponse uniquement sécuritaire, policière et militaire ne me satisferait pas, qu’il s’agissait de chercher et d’éradiquer les racines du mal. Je craignais que la France se laisse aller à un repli haineux ou à un appel à la guerre comme cela avait pu être le cas aux États-Unis après le 11 septembre. Georges Salines

 

  • Fuir le risque, c’est se condamner au pire des risques : celui de ne pas vivre sa vie et je ne voulais pas reproduire ce schéma avec mes enfants. GS

 

  • Les sbires de Daech ont décidé que la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, autrement appelée loi sur la laïcité, était ipso facto une loi d’intolérance et de rejet. 1905 s’est donc transformée, selon Daech, en loi islamophobe. Et combien de musulmans, sans même éprouver de sympathie pour les djihadistes, ont-ils fini par le croire ? Azdyne Amimour

 

  • Il est évident que l’ingérence militaire des nations occidentales dans le monde arabe et en Afghanistan a fini par se retourner contre nous. Les Américains ont renversé Sadam Hussein en Irak en utilisant un mensonge, les fameuses « armes de destruction massives » dont on n’a jamais trouvé trace. Les interventions en Libye et en Syrie, auxquelles la France a pris part, ont certes été présentées comme un moyen d’éviter le massacre des partisans du Printemps arabe, mais elles obéissaient aussi à des considérations géopolitiques et à la volonté de se débarrasser des régimes qui ne nous convenaient plus. GS

 

Un livre à mettre entre toutes les mains. Les propos échangés dans l’ouvrage nous donnent une leçon de tolérance. Le dialogue entre le père d’une victime au Bataclan et le père de l’un des terroristes est pour le moins inattendu.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

Pour dialoguer et écrire ensemble

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Soupçon avéré : couac sémantique du ministre Castaner

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Le « soupçon avéré » du ministre Castaner aura déclenché une tempête politico-médiatique dont on se serait bien passé. Que voulait-il vraiment envoyer comme message en lançant ces propos ? Analysons les deux mots employés ensemble :

 

Soupçonner, c’est avoir une opinion, une présomption désavantageuse, mais incertaine et mêlée de doute.

 

Avéré : Reconnu vrai, établi comme sûr et certain.

 

Si un soupçon est avéré, c’est que l’on est certain d’avoir une opinion incertaine à l’égard d’une personne. Nous sommes toujours dans un sentiment de doute.

 

En aucun cas, le sentiment avéré de doute à l’égard d’un individu ne peut signifier qu’il est coupable d’un quelconque délit.

 

Le ministre de l’Intérieur – en prononçant cette phrase malheureuse – se rend coupable d’antinomie, de conflit dialectique.

Personne ne peut la comprendre, cela a pour conséquence désastreuse que chacun l’interprète avec ses capacités à saisir les finesses de la langue. D’aucuns en profitent pour lui donner un sens qu’elle ne revêt pas.

 

Les bourdes sémantiques par défaut de maîtrise de la langue sont hélas légion et nous entraînent dans des débats stériles. Les Français ne se comprennent plus quand les « élites » enchaînent les balourdises. À chaque fois, le climat social s’alourdit un peu plus.

 

Mesdames, Messieurs, prenez le temps de vérifier le sens de vos propos. Les Français sont en droit d’attendre le meilleur de leurs dirigeants.

 

Christian Dechartres – écrivain public – http://cd-lmdp.over-blog.fr

Observateur de la « comédie humaine »

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« Combat pour le bon sens » de René Monory : titre à méditer

Publié le par Christian Dechartres, cd-lmdp

Les bonnes lectures du confinement

 

Cet ouvrage mérite un regard particulier dans cette période agitée où les propos haineux circulent sur les réseaux.

 

René Monory était mécanicien automobile de formation, il avait l’équivalent d’un BEPC pour tout diplôme ; à ses débuts, il était concessionnaire automobile à Loudun (86). Il est un des fondateurs du Futuroscope de Poitiers.

Il sera sénateur entre 1968 et 2004 et président du Sénat de 1992 à 1998.

 

René Monory a écrit ce livre après l’accession au pouvoir de François Mitterrand.

Dans une France endettée, confrontée à un chômage que le déficit de l’UNEDIC rend tragique et qui semble aller à grand train vers la pénurie, l’inquiétude grandit.

Est-il possible encore d’espérer ?

 

René Monory, ministre de l’Économie, au moment où la victoire électorale de la Gauche venait redistribuer les cartes, répond avec confiance : oui, la France a encore un rôle à jouer. Il n’est pas trop tard mais il est grand temps. Il faut enfin voir les choses dans leur réalité profonde. Seul le bon sens peut remettre la France dans le bon sens.

Ce n’est pas le livre d’un grand commis de l’État sorti des écoles pour gérer le pays avec des théories, mais celui d’une France tranquille "sortie du rang" grâce à son travail et à son réalisme. Il n’a pas gravi l’échelle des honneurs mais celle des responsabilités : petit artisan développant son entreprise, maire de sa ville, conseiller général, rapporteur de la commission des Finances au Sénat, président du comité intérimaire du Fonds monétaire international, Grand Argentier.

Cette voix réfléchie, qui ne cherche pas la polémique mais l’efficacité, mérite d’être écoutée.

 

René Monory se distingue des énarques et consorts par une expérience de la vie qu’il a mise à profit pour construire une carrière comme peu l’ont réalisée dans le milieu des « fauves » politiques. Par l’écoute, l’observation, le travail, il s’est construit au fil des années. Natif de Loudun – pays de Renaudot -, j’ai connu l’homme (garagiste) qui fut le patron de mon frère aîné.

Dans le monde actuel, des personnages de cet acabit apaiseraient peut-être les tensions.

 

Christian Dechartres – écrivain public – « Le Mot de Passe » - http://cd-lmdp.over-blog.fr

 

« Ma carrière a consisté à gravir les échelons des responsabilités et non à faire irruption dans le concert politique où une ambition m’aurait jeté. » Avant-propos de l’auteur

 

 

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